dimanche 17 février 2013

Les ex-RG priés de surveiller "au plus près" les entreprises en difficulté

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux, selon une note de service consultée lundi par l'AFP.
"Dans un contexte économique dégradé qui touche l'ensemble des territoires, il est important de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir", explique cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP) qui fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d'information générale (SDIG, ex-RG).
Ce document, daté du 30 janvier et transmis aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), pointe la nécessité d'"anticiper" les mobilisations, ainsi que "les risques d'incidents" ou d'éventuelles "menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation

d'un conflit".

Depuis plusieurs mois, le contexte social s'est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus..).
Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une "radicalisation" de salariés de ces entreprises en difficulté qui pourrait notamment se manifester lors d'une manifestation le 12 février à Paris.
Des réunions ont eu lieu à cet égard notamment à la préfecture de police de Paris (PP) et ce mouvement, "s'il est confirmé", est "suivi de très près", selon les sources.
La note "insiste" notamment sur la "nécessité de préserver et renforcer au besoin le potentiel d'analyse et de couverture des territoires dans ce domaine".
Concernant les quartiers sensibles, la note précise que le travail de veille doit être "prioritairement" orienté vers les zones de sécurité prioritaires (ZSP) lancées par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
Les fonctionnaires de la SDIG sont également invités, avec leurs homologues du renseignement intérieur, à détecter des "groupes ou individus à risque" qui graviteraient dans les milieux islamiques en France.
Parmi les groupes ou milieux à suivre "avec constance", la note évoque "les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies".
Les mouvements de défense de l'environnement, qui peuvent être amenées à conduire des "actions fortes" sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste doivent également "faire l'objet d'une veille permanente", explique cette note.

mercredi 6 février 2013

Europa vaticana est


L'Europe est une production capitaliste mise en scène par le Vatican !


A l'occasion du 50ème anniversaire du traité de l'Elysée, les ambassadeurs de France et d'Allemagne auprès du Saint-Siège se lâchent :

Pour le diplomate allemand : « Le christianisme est dans les gênes de l'Union européenne...Pie XII a ouvert la voie à l'idée européenne ».

Quant à l'ambassadeur français, il assure que les fondateurs de l'Europe étaient porté : « par la force de leur foi catholique ».

Voici donc les fondateurs de l'Europe de l'amnésie !

  • Pie XII, le pape compromis avec les nazis et qui « ignora » le génocide,
  • Robert Schuman, fasciste sous Pétain avant de devenir le 1er Président européen, opusien béatifié par Jean Paul II,
  • Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer, soutiens du fascisme puis chefs de file des démocraties chrétiennes en Italie et en Allemagne d'après guerre, opusiens notoires et spécialistes du recyclage des nazis à la fin de la guerre.

Tous ces hommes et leurs successeurs, tel le socialo-clérical de la CFTC  Jacques Delors, ont construit une Europe autant soumise au capitalisme qu'au Vatican !

Au nom des « racines chrétiennes » de l'Europe, leur idéal européen à remplacer les services publics par le privé et le caritatif, à remettre en cause l'IVG et à s'opposer au « mariage pour tous » !
Fuck church !

dimanche 3 février 2013

[Poitiers] Homophobie tranquille dans une ville bonhomme

Aujourd’hui à Poitiers, un millier de manifestant-e-s environ se sont rassemblé-e-s, venant de tout le département de la Vienne, contre le mariage pour tou-te-s. Ces personnes dénient ainsi l’égalité des droits des homosexuel-le-s en termes juridiques (droits de succession, questions de parentalité), et refusent la reconnaissance de situations déjà existantes d’homoparentalité, maintenant jusqu’à présent les enfants concernés dans une situation de déni social (en arguant qui plus est avec cynisme que ce serait pour le bien des enfants).
70 contre-manifestant-e-s ont répondu présent, militant-e-s homos, militant-e-s d’organisations politiques, et un certain nombre d’anti-autoritaires, malgré le relai très faible car tardif de l’information dans les réseaux militants (voir notre appel ici).
Plusieurs choses à noter :
- Comme d’hab, les flics ont empêché les contre-manifestant-e-s de s’approcher, faisant un cordon et discutant avec le service d’ordre des réacs. Comme d’hab, ils nous ont filmé-e-s avec insistance (notamment les anti-autoritaires). Comme d’hab, ils nous ont menacé-e-s quand nous tentions de nous approcher. En revanche, ils ont laissé sans problème passer des gens du rassemblement homophobe, venant tenter de nous convaincre.
- Les manifestant-e-s contre le mariage homo ont tenu des propos sexistes à répétition, affirmant la différence de l’homme et de la femme, qui auraient des rôles “complémentaires”, reniant ainsi le fait évident que les genres sont des constructions culturelles. Ils ont aussi bien évidemment tenu des propos homophobes inacceptables. Entre autres slogans entendus, à plusieurs reprises : “Mariage homo, mariage OGM”. Quand on sait que l’homosexualité a longtemps été considérée comme une maladie, subir de tels propos se référant à un fléau social d’une part et à la génétique d’autre part, aujourd’hui sur la place publique, sous l’oeil bienveillant des autorités, a de quoi nous mettre en rage.
- Les manifestant-e-s contre le mariage homo ont disposé d’une véritable tribune, avec micros, table sono et enceintes crachant leurs propos déplorables… sur le parvis même de la mairie, à hauteur de la porte de la mairie. Le bâtiment communal avait à ses pieds une foule d’un millier de personnes déblatérant leur homophobie avec une grosse sono en plein coeur de la ville. De fait la préfecture et la mairie (cette dernière se prétendant pourtant “socialiste” et en tout cas favorable à l’adoption du mariage pour tou-te-s), ont offert éhontément, aujourd’hui, une tribune à la haine homophobe.
Il n’est hélas guère étonnant, dans un système marchand où tout se vaut, que ce gouvernement considère qu’il est “légitime de débattre de façon citoyenne”… entre égalité des droits d’une part et homophobie d’autre part. Un peu comme lorsque des cathos intégristes manifestent contre le droit à l’avortement sous la protection des flics, en comparant publiquement l’avortement à un génocide, au nom d’une “liberté d’expression” à sens unique, où ce sont les contre-manifestants défendant les libertés qui sont filmés, repoussés et parfois réprimés (voir aussi la répression récente de manifestant-e-s antifascistes, lors de la pièce de Castellucci).
Cette triste manifestation de haine sur la place publique par des gens prétendant nous interdire quoi faire de nos vies montre une fois de plus que nous n’avons rien à attendre de quelque gouvernement que ce soit contre la domination patriarcale, et que nous devons nous organiser. Les libertés ne se demandent pas, elles se prennent.
Pavillon Noir, 2 février 2013
NdPN : vidéo de la NR ici, article ici sur les autres manifs ayant eu lieu dans des villes proches.

Transhumance contre le puçage électronique

dimanche 6 janvier 2013 par Collectif d’éleveurs drômois (26)

Le collectif d’éleveurs drômois (26) organise du lundi 28 janvier au vendredi 1er février 2013, une transhumance contre le puçage électronique (RFID) des ovins et contre l’introduction de nouvelles contraintes génético-industrielles dans l’élevage.
Chaque étape, entre Mornans et Valence, sera l’occasion d’une projection du film "Mouton 2.0 - La puce à l’oreille" et d’un débat (voir Agenda et http://transhumance.festive.overblog.com ). Vendredi 1er février, les moutons et les hommes vous invitent à les rejoindre pour manifester à Valence : départ à 9h au niveau de la sortie 33 "Beaumont-les-Valence" (voir plan ci-dessous) pour marcher jusqu’à la préfecture.
Ci-dessous le courrier du collectif 26 aux médias.
Lire aussi, sur ce sujet :
- Des moutons et des hommes
- Occupation du Pôle Traçabilité à Valence (21/11/09)
- Les cyber-moutons et les chèvres cyborgs arrivent
- Appel à la transhumance et manifestation contre le puçage électronique des moutons et des hommes

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Nous sommes des collectifs de différents départements, regroupant essentiellement des éleveurs mais aussi des non-agriculteurs. Chaque collectif est indépendant et ne se revendique d’aucun syndicat ni parti politique. En tant qu’éleveurs, nous sommes soumis à des contraintes de plus en plus fortes qui nous obligent à accepter les normes de l’élevage industriel. Considérant que ce mode d’élevage est une impasse, alors même que d’autres voies existent, nous refusons de nous y soumettre et nous revendiquons le droit des paysans à rester maîtres de leur pratiques. Pour ce faire, nous organisons une transhumance de plusieurs jours à travers la Drôme pour attirer l’attention de la population et des pouvoirs publics sur deux mesures qui s’opposent à notre vision de l’élevage et qui contribueront à fragiliser un grand nombre de fermes : l’identification électronique des ovins et caprins et l’obligation d’acheter des reproducteurs mâles « certifiés » pour tous les ruminants.
L’identification électronique des ovins et des caprins, c’est-à-dire la pose d’une boucle munie d’une puce RFID à l’oreille des animaux, est obligatoire depuis juillet 2010. Les arguments avancés par l’administration sont l’amélioration de la traçabilité et la facilitation des conditions de travail des éleveurs, deux arguments que nous réfutons. En effet, le système actuel d’identification (une boucle classique à chaque oreille) assure une traçabilité amplement suffisante et notre travail se verra alourdi d’une contrainte informatique inutile et coûteuse. Si nous ne croyons pas à l’intérêt de cette mesure pour l’élevage, nous ne doutons pas qu’imposer l’usage de gadgets électroniques à toute une profession ouvrira un marché fort intéressant à l’industrie des nanotechnologies, particulièrement bien implantée en France. Les éleveurs qui ne posent pas cette boucle électronique sont passibles de sanctions financières très lourdes. Un couple d’éleveurs de la Drôme s’est ainsi vu supprimer ses aides PAC au titre de la conditionnalité des aides équivalant à 8000€.
Nous acceptons d’autant plus difficilement cet empressement de la France à imposer la mesure qu’elle va totalement à l’encontre d’un rapport parlementaire européen de 2008, signé par notre actuel ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll. Nous sommes donc en droit de nous interroger sur un tel retournement de situation...
Enfin, nous avons de profondes inquiétudes sur l’avenir d’une société qui puce de plus en plus largement les êtres vivants et qui ne voit de salut que dans toujours plus de technologie.
Autre facette de l’industrialisation de l’élevage, promise pour 2015, l’obligation de se fournir en reproducteurs mâles certifiés, c’est-à-dire issus de centres de sélection. Autrement dit, il s’agit d’interdire aux éleveurs les échanges de mâles entre les fermes, comme cela s’est toujours fait. Les mâles ne seront donc plus sélectionnés que sur des critères propres à l’industrie. Exit les multiples critères paysans qui assurent diversité génétique, rusticité, résistance aux maladies, etc. La seule chose que l’élevage risque de gagner avec une telle mesure, c’est la dégradation du capital génétique existant et l’apparition de nouvelles maladies. Mais soyons rassurés, l’industrie saura inventer les remèdes et vaccins nécessaires !
La transhumance que nous organisons a pour objectif de faire connaître le plus largement possible notre situation et nos positions. Nous souhaitons que la population soit consciente de ce que signifierait la disparition totale des élevages non industriels pour l’environnement, le bien être animal et la santé des hommes et des femmes. Nous pensons que les animaux sont autre chose qu’un objet industriel permettant de faire de l’argent et que les éleveurs doivent rester libres de leurs pratiques pour faire perdurer la notion du vivant dans leurs rapports avec les animaux.
Quant à l’administration, et donc à l’Etat, nous souhaitons lui signifier notre refus catégorique de nous plier à des exigences qui ne servent que l’industrie. Après avoir déjà rencontré à plusieurs reprises différents représentants locaux de l’administration qui nous disent ne pas être en mesure de répondre à nos revendications, nous sollicitons une rencontre avec Monsieur Le Foll, Ministre de l’Agriculture, lors de notre arrivée à Valence pour lui demander la levée de l’obligation de l’identification électronique et la suppression du projet de mâles certifiés.

jeudi 31 janvier 2013

a télécharger, dernier n° 35 de Creuse-Citron


https://docs.google.com/file/d/0ByAHhzxlu91RdUFNZFNVdmNROVk/edit

L’insoumise, bouquinerie occupée

 

L’Insoumise est une bouquinerie occupée située au 10 rue d’Arras à Lille Moulins. L’idée ? Quelque chose entre une librairie mais à prix libre, une bibliothèque auto-gérée et le squat !
On a rencontré une partie du collectif de l’Insoumise et on discute avec eux du projet et des menaces qui pèsent sur le lieu.
Pour écouter le sujet, cliquez ICI ou sur la barre de lecture.


"Bassin miné" : un film sur le devenir des corons à l’heure du Louvre-Lens

L’UNESCO, la rénovation urbaine (ANRU) ou encore l’implantation de projets comme le Louvre Lens font officiellement unanimité dans le bassin minier Nord-Pas-de-Calais. Or les projets ont ceci de commun que les habitants et habitantes ne tiennent aucune place dans leur mise en place.
Ce film documentaire de Dams et Greg, transmis à Autrefutur par ce dernier (et destiné à être complété ultérieurement), permet de porter un regard acéré sur les transformations du bassin minier, en donnant largement la parole à celles et ceux qui y vivent.

Bassin miné : Chantier interdit au public par damiendeb
À lire également sur ce sujet  :
- Le Louvre Lens : en toute impunité
- Batailles dans les corons
- Louvre-Lens : petit kit pour dubitatifs