dimanche 13 janvier 2013

A bas les accords de “flexisécurité”, à bas les bureaucrates !


Hier soir, les organisations patronales (MEDEF en tête, avec CGPME et UPA) et les trois bureaucraties syndicales les plus réformardes du paysage syndical français sinistré (CFDT en tête, mais aussi CFE-CGC et CFTC), se sont mises d’accord pour un accord validant la mise en place d’une “flexisécurité”.
La CGT et FO rejettent vivement cet accord, qu’elles estiment préjudiciables aux salarié-e-s. Or le fait est que cet accord est permis par les lois sur la représentativité syndicale, impulsées par la CFDT, mais aussi la CGT, dans le but d’acquérir une hégémonie sur le syndicalisme français : il suffit que trois syndicats sur cinq signent pour valider un accord, c’est chose faite. L’Etat envisage un projet de loi en mars, le passage au parlement en avril et au Sénat en mai, pour une promulgation fin mai.
En quoi consistent ces ridicules ”avancées” saluées par ces trois syndicats pourris ? En une “généralisation” d’une complémentaire santé misérable, en une “limitation” faiblarde d’un temps partiel qui ne compensera évidemment pas l’explosion de celui-ci cette dernière décennie, et des droits “rechargeables” (clic-clic) à l’assurance-chômage, le patronat concédant une dérisoire augmentation des cotisations correspondantes, qui ne rattrappera évidemment pas la masse des défiscalisations accumulées ces dernières décennies. Ces droits rechargeables seront surtout l’occasion de permettre aux patrons de payer encore moins les salarié-e-s à l’embauche, sous prétexte qu’ils-elles continueront de percevoir des allocs…
Le patronat a quant à lui des raisons d’exulter. L’accord consiste en effet, non seulement à faciliter la baisse des salaires et du temps de travail en cas de “difficultés” pour les entreprises, mais aussi à faciliter les licenciements en les “déjudiciarisant”, et à rendre obligatoire la “mobilité” des salarié-e-s en cas de restructurations, qui se passeront désormais de plans sociaux et d’indemnités ! Alors que dans les faits, c’est depuis de nombreuses années le seul et dernier retranchement de lutte défensive chez les salarié-e-s, broyé-e-s par la logique du profit… Les bureaucrates syndicaux n’auront même plus besoin d’étouffer et de lâcher leurs bases quand elles lutteront pour des indemnités lors de restructurations et de plans de licenciements.
S’il était encore besoin d’argumenter pour foutre ces bureaucraties à la poubelle, ce dernier accord entérine ce que nous disons depuis longtemps. Parisot ne s’y trompe pas, voyant dans cet accord la consécration d’une “culture du compromis” contre “une philosophie de l’antagonisme social”… Quel camouflet à la lutte de classe ! Depuis des années que les capitalistes réclament une “flexibilisation” des salarié-e-s afin de les presser un peu plus sous le joug de la “compétitivité”, il obtiennent cette victoire de plus, avec l’aval d’un gouvernement “socialiste” et de syndicats hostiles à la lutte, nourris au biberon des subventions de l’Etat et du Capital.
Assez du “dialogue social” bidon pour neutraliser les luttes ! Assez des “compromis”-sions avec capitalisme et Etat qui méprisent les prolétaires avec le dernier cynisme ! Assez de ces bureaucraties syndicales pourries, rouages de la machine à déposséder !
Rien à discuter, rien à négocier : plus que jamais, construisons ensemble la lutte autonome et indépendante des dominé-e-s et des exploité-e-s, contre la domination et la morgue de tous ces “élus” qui prétendent nous “représenter”. Pour en finir avec la dépossession économique et politique, il faut nous organiser sans chefs.
Nos vies ne leur appartiennent pas.
Pavillon Noir, 12 janvier 2013

“La CFDT ne recule devant rien” : le clip syndical le plus ridicule de l’histoire

bonne tranche de rire (jaune) avec ce clip électoral de la CFDT, datant du 19 novembre 2012, à l’occasion des élections dans les TPE ayant eu lieu il y a un mois. On l’avait raté, vous aussi peut-être et ce serait fort dommage, vu le pognon que cette super-production a dû coûter aux adhérent-e-s qui cotisent.
On y voit ”le plus grand secret du syndicalisme français enfin dévoilé” : des technocrates de la CFDT transforment des salarié-e-s en objets participant à la production “emballés dans du carton“, grâce à leur “connaissance de l’individu au travail“. Bref, une défense éhontée et revendiquée de la transformation du travail vivant en travail mort, un fondement du capitalisme, doublée d’un mépris encore jamais affiché des travailleur-euse-s.
Le comble du grotesque est explosé à la fin du clip, avec Chérèque caressant un salarié transformé en chat empaillé.
Avec la CFDT, la lutte des classes a un bel avenir !

vendredi 11 janvier 2013

un très bon docu sur le mouvement punk anarchiste/DIY/antifa, diffusé sur Arte jeudi soir,

Excellent documentaire
http://videos.arte.tv/fr/videos/noise-and-resistance--7161370.html

Les Français et la lutte des classes

source : http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=2105



Alors que l'on parle régulièrement du déclin de la conscience de classe,
notre enquête révèle que 56 % des Français se sentent appartenir à une
classe sociale. Ce score est identique à celui observé en 1987 et est très
proche de ceux enregistrés dans le milieu de années 60 : 61 % en 1964 et
59 % en 1967, à la veille de 1968. Si le sentiment d'appartenir à une
classe a sensiblement reculé parmi les classes moyennes (-12 points parmi
les employés et les professions intermédiaires) et chez les cadres
supérieurs (-9 points), la baisse a été plus limitée parmi les ouvriers :
-5 points à 53 %.

Autre enseignement majeur, 64 % des personnes interrogées estiment que la
lutte des classes est une réalité dans la société française
d'aujourd'hui.chiffre en progression de près de 20 points par rapport à
1967. Cette hausse peut s'expliquer par le fait que l'idée de la lutte des
classes ne prend sans doute pas aujourd'hui tout à fait la même
signification qu'à l'époque mais elle indique également que les
antagonismes sociaux apparaissent toujours comme très présents dans la
société française, notamment dans un contexte de crise et d'augmentations
des inégalités salariales.

Etude en pièce jointe ou à télécharger ici :
http://www.ifop.com/media/poll/2105-1-study_file.pdf

Bonne année révolutionnaire


Passez, passez, heures, journées !
Que l’herbe pousse sur les morts !
Tombez, choses à peine nées ;
Vaisseaux, éloignez-vous des ports ;
Passez, passez, ô nuits profondes.
Emiettez-vous, ô vieux monts ;
Des cachots, des tombes, des ondes.
Proscrits ou morts nous reviendrons.

Nous reviendrons, foule sans nombre ;
Nous reviendrons par tous les chemins,
Spectres vengeurs sortant de l’ombre.
Nous viendrons, nous serrant les mains,
Les uns dans les pâles suaires,
Les autres encore sanglants,
Pâles, sous les rouges bannières,
Les trous des balles dans leur flanc.

Tout est fini ! Les forts, les braves,
Tous sont tombés, ô mes amis,
Et déjà rampent les esclaves,
Les traîtres et les avilis.
Hier, je vous voyais, mes frères,
Fils du peuple victorieux,
Fiers et vaillants comme nos pères,
Aller, la Marseillaise aux yeux.

Frères, dans la lutte géante,
J’aimais votre courage ardent,
La mitraille rouge et tonnante,
Les bannières flottant au vent.
Sur les flots, par la grande houle,
Il est beau de tenter le sort ;
Le but, c’est de sauver la foule,
La récompense, c’est la mort.

Vieillards sinistres et débiles,
Puisqu’il vous faut tout notre sang,
Versez-en les ondes fertiles,
Buvez tous au rouge océan ;
Et nous, dans nos rouges bannières,
Enveloppons-nous pour mourir ;
Ensemble, dans ces beaux suaires,
On serait bien là pour dormir.

louise Michel

samedi 5 janvier 2013

Les voeux du "socialiste" Président Hollande

La vérité des prix au 1er janvier 2013
Gaz : + 2,4 %
Electricité : + 2 % 
 Timbre : + 5 %
RATP : + 2,4 %
Taxis : + 2,6 %
Bière : + 8% à + 25 %
Redevance télé : + 4,8 %
Impôt sur le revenu : + 2 % (en moyenne)

Et pendant ce temps là....

SMIC : + 0,3 % 
soit 3 centimes de plus par heure
soit 20 centimes de plus par jour, 1 euro par semaine, 4 euros par mois...48 euros sur l'année !!!

INDECENT !
Désormais il ne faut plus se gêner pour cracher au visage de tous ces militants "socialos" qui nous ont joué en avril 2012,  la complainte du "Changement c'est maintenant" !

jeudi 3 janvier 2013

Tardi refuse la légion d’horreur


Jacques Tardi refuse “avec la plus grande fermeté” la Légion d’honneur qui lui a été attribuée le 1er janvier, voulant “rester un homme libre et ne pas être pris en otage par quelque pouvoir que ce soit.”
L’auteur et dessinateur de BD Jacques Tardi refuse la Légion d’honneur. A 66 ans, le papa d’Adèle Blanc-Sec faisait partie de la promotion du Nouvel an, en compagnie entre autres de Denis Podalydès et Jean-Pierre Léaud.
“J’ai appris avec stupéfaction par les médias, au soir du 1er janvier 2013, que l’on venait de m’attribuer d’autorité et sans m’en avoir informé au préalable, la Légion d’Honneur!”
“Etant farouchement attaché à ma liberté de pensée et de création, je ne veux rien recevoir, ni du pouvoir actuel, ni d’aucun autre pouvoir politique quel qu’il soit. C’est donc avec la plus grande fermeté que je refuse cette médaille.”
“Reconnaître les fusillés”
Je n’ai cessé de brocarder les institutions. Le jour où l’on  reconnaîtra les prisonniers de guerre, les fusillés pour l’exemple, ce  sera peut-être autre chose.”
“Je ne suis pas intéressé, je ne demande rien et je n’ai jamais rien  demandé. On n’est pas forcément content d’être reconnu par des gens  qu’on n’estime pas.”
Vu sur Lexpress.fr, 2 janvier 2013