vendredi 10 juin 2016

L’Euro foot n’est pas « une fête populaire… »

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L’Euro foot n’est pas « une fête populaire… »

Pour remplacer les dictatures latino-américaines où les Etats-Unis ont recyclé leurs fascistes et Nazis VIDELA et STROESSNER (entre autres)… on a mis en place des démocratures plus présentables.
Au lieu de mobiliser la police et l’armée pour réprimer les révoltes légitimes, les collabos en civil ont proposé de donner du foot aux peuples… Un moyen plus efficace pour endormir et faire « rêver » les masses.

Le « sport, les sports » sont devenus ainsi un nouvel opium des peuples.
Et comme cela a été efficace dans ces pays du « Tiers Monde », durant un certain temps, pourquoi ne pas l’appliquer aux peuples du monde dit libre ?

La France, pays des « lumières » joue à fond ce jeu qui développe le crétinisme, favorise la montée des brutalités, du chauvinisme et occupe de nombreux citoyens par des futilités utiles à entretenir la société de consommation qui alimente les profits des capitalistes.
Et ainsi tout est en marche pour rendre les foules hystériques, animées par un chauvinisme décervelant qui les conduit à vénérer jusqu’à la déraison un ballon ovale, un ballon rond ou une balle de Tennis…
Chacun(e) peut constater les ravages et l’effet de ce nouvel opium sur des spectateurs et téléspectateurs —au cerveau disponible— le long des routes ou assis dans un fauteuil -devant ces boites à décerveler- faire et refaire le tour de France à vélo ou le Rallye Monte Carlo…
Et pour les assommer un peu plus on leur fait miroiter le rêve de devenir millionnaires et pourquoi pas milliardaires en jouant aux jeux de la Françaises Des Jeux(FDJ)…
Et le tour est joué… Les profiteurs du système eux sont heureux de voir les foules hurler « ON EST LES CHAMPIONS …» et consommer sans modération.

Est-il nécessaire de rappeler le scandale de la FIFA qui rime avec Mafia ?
Est-il besoin d’insister sur les revenus scandaleux des vedettes ?
Est-il indispensable de revenir sur les profits juteux des marques exploiteuses du travail de petites mains pour un salaire de misère ?

NON l’Euro foot n’est pas une fête populaire, non les « occasions similaires » ne sont pas des « fêtes populaires », elles sont une mine d’or pour les exploiteurs et autres profiteurs et une drogue dangereuse qui contribue largement à endormir les peuples et/ou à développer les réflexes chauvins et brutaux…
Le sport devrait rester un loisir bénéfique pour le moral et la santé ; le business/sport, il faut le combattre sans concession.             
Hamid Benzekri   

mercredi 8 juin 2016

Anti-dreyfusards, va-t-en-guerre, pétainistes, colonialistes: les socialistes sont restés fidèles à leur histoire

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L’attitude du gouvernement vis-à-vis des immigrés 

s’inscrit dans "une tradition socialiste" de fourvoiement 

en période de crise politique et morale. 

Par Shlomo Sand.


  • L’attitude actuelle des socialistes, à la tête de l’Etat, du gouvernement et du parti, vis-à-vis des principes républicains, de l’immigration, et de l’«autre» pas tout à fait français, a de quoi susciter l’étonnement. La gauche politique n’est-elle pas porteuse de valeurs humanistes ? Des dirigeants comme François Hollande et Manuel Valls ne trahissent-ils pas une longue tradition de combats en faveur de la justice et des droits humains ?
    En Europe, le socialisme parlementaire a, certes, constitué un groupe de pression efficace en faveur des classes laborieuses, tout au long du XXème siècle. En période de stabilité et de prospérité économique, il a obtenu des acquis non négligeables en faveur de son électorat: au pouvoir ou dans l’opposition il a notablement contribué à la formation de l’Etat-providence moderne.
    Cependant, lors des graves crises politiques et morales, il a failli à se situer du côté de la justice universelle, et de la solidarité humaine. Ceci a pu se vérifier à l’occasion de quatre crises décisives, dans l’histoire politique de la France: l’Affaire Dreyfus, la première guerre mondiale, l’accession de Pétain au pouvoir, et la guerre d’Algérie.

    Le camp socialiste face à l'Affaire Dreyfus

    Lorsqu’Emile Zola a publié son «J’accuse», au début de 1898, le monde politique s’est scindé entre les partisans de la révision du procès de Dreyfus, et leurs opposants conservateurs issus de toutes les nuances de l’arc politique. Ce n’était nullement un clivage entre une gauche socialiste et une droite bourgeoise.

    En cette même année, dès le 19 janvier, le groupe socialiste à la Chambre des Députés, avait formulé une importante déclaration de principes, rejetant toute intervention dans l’Affaire, au motif qu’il s’agissait de l’affrontement de deux fractions de la bourgeoisie, entre, d’un côté, la bourgeoisie catholique et réactionnaire, tandis que:
    De l’autre côté, les capitalistes juifs, après tous les scandales qui les ont discrédités, ont besoin, pour garder leur part de butin, de se réhabiliter un peu. S’ils pouvaient démontrer, à propos d’un des leurs, qu’il y a eu erreur judiciaire et violence du préjugé public, ils chercheraient, dans cette réhabilitation directe d’un individu de leur classe, et d’accord avec leurs alliés opportunistes, la réhabilitation indirecte de tout le groupe judaïsant et panamisant. Ils iraient laver à cette fontaine toutes les souillures d’Israël.» 
    Et si Jean Jaurès rejoignit, avec un certain retard, le camp des dreyfusards, il fit, en cela, figure d’exception au sein du camp socialiste, dont les principaux dirigeants: Jules Guesde et Edouard Vaillant, tout comme la majorité de leurs soutiens, demeureront des antidreyfusards conséquents, durant tout l’affrontement.

    La Première Guerre mondiale... et l'enthousiasme de la SFIO

    Le même Jean Jaurès consacra, comme l’on sait, les dernières années de sa vie à la lutte contre le militarisme et les menaces de guerre qui se faisaient jour: le lendemain même de son assassinat, éclatait la première guerre mondiale. On ne sait pas quelle eût été sa position à ce sujet: s’y serait-il opposé, à l’instar, notamment, de Romain Rolland, d’Albert Einstein ou de Rosa Luxemburg, ou bien se serait-il rallié, dans l’enthousiasme, à l’Union sacrée de guerre, comme le firent tous les députés socialistes SFIO?
    Le nationalisme l’ayant emporté sur l’internationalisme, les travailleurs de tous les pays se sont bien unis sous la direction des mouvements socialistes, pour s’entretuer ! Marcel Sembat et Albert Thomas, représentants du «prolétariat» devinrent ministres dans les gouvernements de l’Union sacrée.
    De plus, en 1915, Jules Guesde, ministre socialiste aussi, envoya en Italie son compagnon Marcel Cachin, avec pour mission d’encourager les socialistes italiens, encore hésitants, à se joindre à la guerre. C’est ainsi que le socialiste Cachin rencontra le socialiste Benito Mussolini, alors en rupture de parti sur fond de campagne en faveur de la participation de son pays à la guerre. Marcel Cachin fournit au dirigeant démagogue les fonds nécessaires pour conforter «Il Popolo d’Italia», l’organe du bellicisme nationaliste et du fascisme en train de se constituer.
    Certes, il y eut bien un député socialiste comme Jean Longuet, le petit fils de Karl Marx, pour se joindre, non sans un certain retard, aux opposants à la guerre, mais jusqu’à 1917 il fut plutôt seul et marginal dans son parti. La principale opposition à la poursuite du massacre provenait des rangs du syndicalisme révolutionnaire.

    170 parlementaires socialistes pour Pétain

    Le 10 juillet 1940 l’Assemblée Nationale et le Sénat votèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Parmi les 669 députés et sénateurs présents, 569 se prononcèrent «pour», dont 170 parlementaires socialistes, soit la grande majorité du groupe SFIO, emmenée par Paul Faure, secrétaire général du parti et Charles Spinasse, ancien ministre de l’Economie du gouvernement du Front Populaire. Une partie non négligeable des politiciens socialistes, et pas seulement les dissidents des années 1930 (tels Marcel Déat et Adrien Marquet), s’intégrèrent sans difficulté dans la honteuse saga politique et culturelle de Vichy.
    Seule une petite minorité, Léon Blum en tête, s’était courageusement prononcée contre l’attribution des pouvoirs à Pétain. Très peu de parlementaires SFIO rejoignirent effectivement la Résistance; la lutte contre l’occupant et la collaboration étant principalement menée par les gaullistes et les communistes.

    Quand l'armée française torturait en Algérie

    En 1956, lorsque l’insurrection anticoloniale en Algérie atteint une phase décisive, Guy Mollet, secrétaire du parti socialiste (SFIO), et nouveau chef du gouvernement, décide d’intensifier la répression afin de conserver, coûte que coûte, le territoire français d’outre-mer. Il obtient, pour cela, le soutien de la majorité absolue de son parti et nomme son camarade Robert Lacoste «ministre résident et gouverneur général de l’Algérie». Ce dernier autorisera ouvertement l’armée à recourir à l’usage de la torture. Cette époque est aussi marquée par le recours énergique aux décapitations, afin de dissuader les insurgés.
    Dans ces circonstances, une petite minorité de socialistes, emmenée notamment par André Philip, s’est élevée contre ces mesures sanglantes prises au nom de la nation, de la terre, et de la patrie. Le poids de cette opposition minoritaire s’est toutefois avéré négligeable, et seule l’arrivée au pouvoir du général De Gaulle, issu de la droite, a rendu possible la mise à l’écart des socialistes et de leurs alliés (dont François Mitterrand, alors ministre de la Justice), et l’évacuation de l’Algérie.
    François Hollande et Manuel Valls ne dérogent donc pas à la tradition socialiste. Ils ne sont pas des enfants illégitimes de la gauche politique, et l’on peut parfaitement voir en eux d’authentiques héritiers de Jules Guesde, Marcel Sembat, Paul Faure et Guy Mollet. Il semble bien qu’on ne puisse guère attendre d’eux la mise en œuvre d’une nouvelle politique qui réfrénera la montée de l’islamophobie et préservera la France comme pays des droits de l’homme et du citoyen.
    Shlomo Sand

    Shlomo Sand, bio express

    Historien israélien, Shlomo Sand a écrit sur Georges Sorel, sur le cinéma et sur l’histoire d’Israël. Son livre "Comment le peuple juif fut inventé" (2008) avait connu un grand retentissement et suscité une vive polémique. Auteur en 2015 du "Crépuscule de l'histoire" (Flammarion, traduit de l'hébreu par Michel Bilis), il publie en mars "la Fin de l’intellectuel français" (La Découverte).

    lundi 6 juin 2016

    Un manifestant dans le coma: de nouvelles images à charge contre les CRS

    Après la manifestation du 26 mai, à Paris.

    Un manifestant dans le coma: de nouvelles images à

    charge contre les CRS
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    Le 26 mai à Paris, Romain D. s’écroule en fin de mobilisation contre la loi travail. Une nouvelle vidéo montre qu’une grenade de désencerclement venait juste d’exploser.

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      Un manifestant dans le coma: de nouvelles images à charge contre les CRS
    Romain D., 28 ans, est dans le coma depuis le 26 mai, jour de la dernière mobilisation contre la loi El Khomri. Victime, a priori, d’un jet intempestif de grenade de désencerclement. Une enquête pénale pour «violence volontaire par dépositaire de l’autorité publique» a été ouverte par le parquet.
    Ce jour-là, à Paris, après dissolution du cortège syndical, un groupe part vers la Porte de Vincennes. Rue du Général-Niessel, les CRS interpellent un ado, puis se replient dans un jardinet attenant. D’où ce mini-attroupement de plusieurs journalistes et quelques badauds scandant «libérez notre camarade». Le garçon en question sourit quand une caméra le filme.«L’ambiance était bon enfant, témoigne un photographe présent sur place. Un reliquat de manif, des journalistes, des passants, dont une petite vielle.» Et Romain, donc, «pas vraiment manifestant mais observateur», souligne sa famille.
    D’autres CRS arrivent rapidement en renfort, et l’un d’entre eux lance, sans plus de formalité, une grenade de désencerclement. Apparemment dans les formes techniques requises, c’est-à-dire dans les jambes, au ras du sol… Mais certainement pas au motif requis par une circulaire de la police, qui prévoit d’y recourir «lorsque les forces de l’ordre se trouvent prises à partie par des groupes violents ou armés».
    Selon de premières images diffusées sur Internet, on voit d’abord la grenade jetée, puis, dans un deuxième temps, Romain allongé au sol. Mais sur de nouvelles vidéos, dont l’une doit être diffusée ce lundi dans le Petit Journal de Canal + (et que Libé a pu visionner), l’homme s’écroule dans la foulée de l’explosion de la grenade. Ce qui renforcerait le lien de causalité entre l’acte du CRS et la blessure de Romain. Selon l’avocat de sa famille, Me Hugues Bouget, il pourrait avoir été touché par le bouchon déclencheur de la grenade.
    Bitume. Deuxième acte, quelques instants plus tard. Selon les témoins interrogés par Libération, les CRS lancent derechef une bombe lacrymogène en direction des passants s’étant illico greffés autour du corps de Romain, allongé sur le bitume. Attroupement intempestif, ont manifestement considéré les CRS. Une action contraire, encore une fois, aux règles qui régissent l’utilisation d’une grenade de désencerclement : «Après usage, il convient de s’assurer aussitôt de l’état de santé de la personne et de la garder sous surveillance ; au besoin, un examen médical doit être effectué dans les meilleurs délais.»
    Troisième épisode : un camion de pompiers débarque enfin sur les lieux. Romain y est embarqué sur un fauteuil roulant, visage bandé mais manifestement éveillé, voire souriant pour rassurer ses proches. Deux CRS harnachés et casqués montent alors à bord. Un témoin affirme qu’un troisième CRS portant une mallette de survie se serait glissé dans le camion.
    Impatience. La suite nous est racontée par deux autres témoins oculaires, Paul et Marie (1). Peu de temps après avoir démarré, l’estafette des pompiers se gare quelques centaines de mètres plus loin, le temps qu’un autre véhicule, mieux médicalisé, ne prenne en charge Romain. «Le voyant entrer bien portant dans le camion des pompiers, on a trouvé bizarre que deux CRS s’y engouffrent. Du coup, on l’a suivi.» Ils disent ensuite avoir vu, via une vitre latérale, «deux CRS casqués se pencher sur lui», le pompier de service restant «en retrait» de la cabine. Nos témoins n’ont pu observer directement le corps de Romain, seulement les deux CRS. Mais ils affirment que «leurs gestes étaient violents, au point de faire bouger le fourgon». Premier secours, acte d’intimidation ? Dans un appel téléphonique passé à des proches depuis le camion de pompiers (Libération a eu accès à la bande audio), on entend juste Romain crier sa douleur.
    Ces faits mériteraient une enquête impartiale. Mais la procédure n’en prend pas, pour l’instant, le chemin. Depuis l’ouverture d’une enquête administrative diligentée par l’IGPN (police des polices), doublée d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, le CRS ayant lancé la grenade initiale n’a toujours pas été convoqué - il ne sera auditionné que cette semaine. Me Bouget, lui, ne cache pas son impatience de voir désigné un juge d’instruction : «Ce serait un geste fort de le faire rapidement, pour ainsi démontrer que l’enquête va se faire en toute transparence et en toute indépendance, comme les pouvoirs publics s’y sont engagés, au plus haut niveau, envers la famille.»
    (1) Les prénoms ont été changés.
    Renaud Lecadre

    jeudi 2 juin 2016

    Le défunt monarque de la Gauche François de la Nièvre avait lui une haute idée de la grève...avant que...




    Le défunt monarque de la Gauche François de la Nièvre

    avait lui une haute idée de la grève...avant que de

    devenir le Grand Gourou élyséen ! Cela

     s'appelle une opération séduction : on flatte une

     catégorie sociale afin qu'elle choisisse

    celui qui se présente comme son allié... Une fois au

     pouvoir, l'allié devient ennemi...Hollande, "l'autre pays 

    du socialisme 
    "n'a rien inventé !

    Mitterand venait de l'extrême droite, Hollande y court !

    Ce qui est déprimant c'est que cela n'empêche pas les

     moutons de courir à l'isoloir dès le coup de sifflet !


    Bêê, bêê, bêê !