lundi 6 mars 2017

L'HEURE EST GRAVE EN GRÈCE : APPEL DANS 31 DÉPARTEMENTS



L'HEURE EST GRAVE EN GRÈCE
APPEL DANS 31 DÉPARTEMENTS
(liste complète des contacts à la fin de ce courriel, à faire tourner svp)


Un convoi solidaire de 21 fourgons
s'apprête à partir avec 50 conducteurs...


Bonsoir,

L'heure est grave. 

La Grèce est devenue un concentré de ce que l'Europe fait de pire, tant vis-à-vis des plus pauvres qu'à l'égard des réfugiés. Depuis deux mois, la baisse de 50% de la retraite complémentaire pour les plus démunis (EKAS) répand la faim et le désespoir parmi les personnes âgées et poussent certaines au suicide. Plusieurs cas ont défrayé la chronique, de même que ceux de malades qui ont mis fin à leurs jours faute de soins médicaux (évolution catastrophique du système de santé publique). La mortalité infantile a plus que doublé. Les expulsions de nombreuses familles de leur logement se multiplient, maintenant qu'elles sont facilitées par la modification de la Loi, sous la dictée de la troïka. De plus en plus de personnes ne parviennent désormais à survivre que grâce à l'énergie considérable du mouvement social qui résiste tant bien que mal, en poursuivant la création d'innombrables initiatives solidaires autogérées : dispensaires médicaux gratuits, centres sociaux autogérés, squats solidaires, cuisines sociales gratuites, actions de solidarité contre les expulsions, résistances diverses... 

En Grèce, l'austérité imposée a atteint un tel niveau qu'elle ne provoque plus seulement la misère, mais aussi la mort. 

Face à cette véritable guerre, nous avons décidé de poursuivre et d'intensifier nos actions pour soutenir nos camarades grecs, les populations en danger ainsi que les réfugiés. De par l'ampleur des dégâts, la Grèce incarne aujourd'hui la ligne de front contre le durcissement du capitalisme en Europe. Pas question de laisser faire. Pas question de baisser les bras, ni ici, ni là-bas.

Un vaste mouvement de solidarité est en train de s'étendre en France pour apporter une aide directe en Grèce, de mouvement social à mouvement social, sans intermédiaire. Une grande collecte vient d'être lancée dans plus de 30 départements, soutenue par de nombreux collectifs et plus de 300 personnes en relais, pour une action qui se veut solidaire, c'est-à-dire politique, et non humanitaire.

Le 25 mars, un convoi solidaire de 21 fourgons va partir avec 50 conducteurs, dont certains resteront plusieurs semaines en Grèce pour aider : infirmiers, secouristes, plombiers, électriciens, mécanos, menuisiers, jardiniers, cuisiniers, éducateurs, pédiatre, clowns, artistes, musiciens… Ils sont chaleureusement attendus à Exarcheia (Athènes), Thessalonique et sur plusieurs îles.

Mais une question demeure : va-t-on arriver à remplir ces 21 fourgons ? Le compte à rebours commence. C'est maintenant que nous avons besoin de vous, de votre entourage, de vos réseaux. Nous n'avons que quelques jours devant nous.

Voici la liste des principaux besoins (rédigée avec nos camarades sur place) et l'annuaire complet des contacts en France pour participer à la grande collecte (département par département).

A vous de participer, si vous le désirez et comme vous le désirez. A nous de montrer ce dont nous sommes capables ensemble, par-delà les frontières, entre celles et ceux qui résistent et s'entraident.

Hauts les cœurs !

Le collectif artistique et solidaire Anepos
Les 50 conducteurs des 21 fourgons du convoi solidaire
Les 300 organisateurs de la collecte

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Contact coordination convoi : convois2017anepos@riseup.net ou 06 24 06 67 98 (Yannis)
Contact coordination collecte : anepos@no-log.org ou 06 18 26 84 95 (Maud)
Liste des principaux besoins et annuaire complet des points collecte :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4

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Dernière minute :
UN 22ÈME FOURGON AU DÉPART DE LA SUISSE ! 
Un fourgon supplémentaire s'apprête à partir de Vevey, près de Lausanne, pour nous rejoindre via Turin. Si vous voulez le soutenir : contactez Eveline et Eric au (0041) 21 964 36 24.

Simultanément, dans l'un des fourgons au départ du sud de la France, nous aurons la joie d'avoir également à nos côtés un compagnon de lutte venu d'Andalousie.

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Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont soutenu, d'une manière ou d'une autre, le convoi précédent. 
VOICI LE COMPTE-RENDU, EN TROIS ÉTAPES ET EN PHOTOS, DU CONVOI SOLIDAIRE DE JANVIER 2017 !
1) Préparation et départ :

Et, pour continuer à remonter le temps, un petit résumé des premières actions de solidarité vers la Grèce de 2009 à 2016 :

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ANNUAIRE COMPLET DES POINTS COLLECTE
DÉPARTEMENT PAR DÉPARTEMENT

01 JAYAT - Tél. 04 74 30 86 44 (Catherine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

06 ANTIBES - Tél. 06 83 17 00 85 (Natalia)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

09 STE-CROIX-VOLVESTRE - Tél. 05 61 98 11 91 le soir (Annelyse)
Point collecte permanent jusqu'au 15 mars

11 CASTELNAUDARY - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

11 CAUNES-MINERVOIS - Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

11 NARBONNE - Tél. 06 88 80 39 03 (Daniel)
Point collecte permanent avant le 4 mars et après le 15 mars

11 ST-JEAN DE PARACOL - salle communale Tél. 04 68 74 09 76 ou 06 95 22 88 28 (Frédéric)
Point collecte festif le vendredi 3 mars, avec
19h Auberge espagnole (repas partagé)
20h Projection du film Ne vivons plus comme des esclaves

11 ST-JEAN DE PARACOL - Tél. 04 68 74 09 76 ou 06 95 22 88 28 (Frédéric)
Point collecte permanent jusqu'au 11 mars

12 REQUISTA - cinéma Tél. 06 37 18 67 58 (Dominique et Yves)
Point collecte le jeudi 2 mars, avant et après la projection de Ne vivons plus comme des esclaves à 20h30 (avec le soutien d'ATTAC Aveyron)

12 REQUISTA - sous la halle Tél. 06 37 18 67 58 (Dominique et Yves)
Point collecte le lundi 6 mars de 10h à 12h

13 AUBAGNE - Tél. 06 08 53 92 05 (Alain)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du collectif Oli Mazi Aubagne)

13 MARSEILLE - Tél. 06 18 25 76 24 (Anne)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du collectif Marseille avec les Grecs)

13 MARTIGUES - Ferrières Tél. 06 86 20 35 62 (Nicole)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

13 ST-SAVOURNIN - Tél. 06 17 05 13 20 (Hélène)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

16 ANGOULÊME - Tél. 06 71 59 76 35 (Nathalie)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus
Ramassage le dimanche 5 mars vers 15h par Maud et Yannis, au local de Solidaires (résidence Darras, porte B, 75 bis av. De Lattre de Tassigny)

19 BRIVE - Objat Tél. 06 65 72 72 71 (Florence)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

19 BRIVE - Parking Marcellin Roche Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Premier ramassage le dimanche 5 mars vers 18h30 par Maud et Yannis (le second ramassage sera effectué par Patrice de Maymac le 17 ou le 18)

19 MEYMAC - Tél. 06 37 39 55 59 (Patrice)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

24 PÉRIGUEUX - Tél 07 81 05 47 32 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au vendredi 3 mars à 13h (avec le soutien du groupe libertaire et de l'Action des Précaires et Chômeurs de Dordogne)

26 CHABEUIL - Court-circuit Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky) ou Tél. 06 61 17 74 79 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

26 CREST - L'étincelle Tél. 06 61 17 74 79 (Cath) ou Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

26 SAILLANS - L'oignon Tél. 06 03 95 82 38 (Jacky) ou Tél. 06 61 17 74 79 (Cath)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

31 MONTBRUN-BOCAGE - Tél. 05 61 98 11 91 le soir (Annelyse)
Point collecte permanent jusqu'au 15 mars

31 PLAISANCE-DU-TOUCH - Librairie Lire aux éclats Tél. 05 61 07 30 46 (Christine)
Point collecte permanent jusqu'au 16 mars

31 RAMONVILLE - Association Le Camion, Maison de l'économie sociale et solidaire (73, chemin Mange Pommes) Tél. 06 64 29 29 61 (Maxime) ou 06 07 84 87 13 (Fiona)
Point collecte le lundi 13 mars de 18h à 20h associationlecamion.org

31 REVEL - Maison des associations Tél. 05 63 75 76 23 (Patricia)
Point collecte le samedi 11 mars et séance Biodanza à prix libre au profit du convoi solidaire (accueil 17h15 et séance 17h30)

31 REVEL - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

31 TOULOUSE - 6, rue Massenet (métro St-Michel) Tél. 06 64 29 29 61 (Maxime)
Point collecte les lundis 6, 13 et 20 mars de 14h à 17h
Une soirée projection-soupe avec le film Ne vivons plus comme des esclaves, une expo-friperie à prix libre, ainsi qu'un concert seront également programmés sur Toulouse (à découvrir bientôt sur le site : associationlecamion.org et sur Demosphère Toulouse)

33 BORDEAUX - L'oasis à Eysines Tél. 06 40 31 88 48
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (oasiseysines.blogspot.com)

33 BORDEAUX - L'Alhambra, 24 rue Francis Garnier à Pessac Tél. 07 68 09 51 08
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

33 BORDEAUX - Tél. 07 50 96 99 53 (Damien)
Point collecte permanent et ramassages dans Bordeaux et alentours jusqu'au 17 mars

34 BÉDARIEUX - salle Achille Bex (place Albert Thomas) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte festif le vendredi 10 mars
18h30 projection-débat de Je lutte donc je suis en présence du réalisateur et coordinateur du convoi solidaire Yannis Youlountas (organisé par ATTAC Hauts-Cantons)

34 BÉZIERS - Tél. 06 88 80 39 03 (Daniel)
Point collecte permanent avant le 4 mars et après le 15 mars

34 MONTPELLIER - Maison des étudiants de l'université des sciences Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte festif le jeudi 16 mars
Projection du film Ne vivons plus comme des esclaves ou Je lutte donc je suis avec l'association L'ouvre Tête (bientôt précisé)

34 MONTPELLIER - Villeneuve-Lès-Maguelone Tél. 06 86 75 41 44 (Laurence)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars sur rendez-vous

34 MONTPELLIER - Villeneuve-Lès-Maguelone - 53, bd des Chasselas Tél. 06 86 75 41 44 (Laurence)
Point collecte festif le samedi 11 mars de 18h au bout de la nuit, chez Bruno et Laurence

34 ST-PONS - Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

34 VENDARGUES - Tél. 06 08 71 85 32 (René)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars sur rendez-vous

37 TOURS - Tél. 06 14 37 98 45 (Gisèle)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus

37 TOURS - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 14 37 98 45 (Gisèle)
Ramassage le dimanche 5 mars vers 10h par Maud et Yannis

38 GRENOBLE - Tél. 06 84 16 93 19 (Christine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le collectif citoyen de Grenoble contre l'austérité en Grèce et en Europe)

41 BLOIS - Tél. 06 73 02 33 46 (Sidi, Ptit David, Marion et Jean-Louis)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus

41 BLOIS - Association Galeano, Maison des associations (17, rue Rolland Garros) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 73 02 33 46 (Sidi)
Ramassage le dimanche 5 mars vers 9h par Maud et Yannis

46 CAHORS - La libraithèque Le droit à la paresse, 68 rue Louise Michel (ex Saint James) Tél. 06 20 38 24 79 (Yves) ou Tél. 06 79 89 13 18 (Michel) ou Tél. 05 65 22 11 72 (Alain) ou Tél. 05 65 22 01 51 (librairie)
Point collecte mercredi 1er mars de 15h à 18h30, vendredi 3 mars de 15h à 18h30 et samedi 4 mars de 10h à midi (avec le soutien de ETM46, Solidaires et Université populaire de Cahors)

46 CAHORS - Le lieu commun, 68 rue Louise Michel (ex Saint James) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 05 65 22 11 72 (Alain)
Premier ramassage le dimanche 5 mars vers 19h30 par Maud et Yannis (le second ramassage sera effectué par Maxime et Fiona de Toulouse le 16 ou le 17)

49 ANGERS - au Ralliement (yourte de Nuit Debout Angers) Tél. 02 41 79 36 03 (Marc)
Point collecte les samedis 4 mars et 11 mars de 15h à 18h

49 ANGERS - Bar le challenge Tél. 02 41 79 36 03 (Marc)
Point collecte le mercredi 15 mars de 20h à 23h
Soirée d'information sur la réalité vécu par le peuple grec animé par Pascal Franchet (président du CADTM France), projection de petits témoignages vidéos filmés sur place, intermèdes musicaux, chansons de luttes, échange par skype avec Yannis Youlountas, coordinateur du convoi solidaire du 25 mars (avec le soutien du Cercle 49, Nuit Debout Angers, BCM, ATTAC 49, NPA 49… liste en cours)

63 CLERMONT-FERRAND - Tél. 06 63 94 76 88 (Eloise) ou Tél. 06 12 77 66 76 (Roman) ou Tél. 06 72 56 59 90 (Murielle et Jacky)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

63 CLERMONT-FERRAND - La maison du peuple (place de la Liberté) Tél. 06 63 94 76 88 (Eloise) ou Tél. 06 12 77 66 76 (Roman) ou Tél. 06 72 56 59 90 (Murielle et Jacky)
Point collecte le 17 mars, avant et après la projection du film Ne vivons plus comme des esclaves à 20h (avec le soutien d'ATTAC, Alternative libertaire, CGA et La Cimade… liste en cours, lieu et horaires bientôt précisés). Rendez-vous à partir de 18h30, pour se restaurer et parler du voyage avant le film.

69 LYON - Gerland Tél. 06 82 19 09 94 (Louise)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

71 CLUNY - Tél. 06 30 05 96 80 (Jipe et Annie)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (avec le soutien du groupe libertaire La vache noire et du groupe libertaire 71)

71 MACON - Salle des pavillons n°1 (5 impasse de l'Héritan) Tél. 04 27 49 00 80 (Nana)
Point collecte festif le dimanche 19 mars toute la journée (de 9h à 20h), avec animations et buvette, puis, à 17h, projection du film Je lutte donc je suis, suivie d'un débat par Skype avec le réalisateur et coordinateur du convoi solidaire Yannis Youlountas (avec le soutien du groupe libertaire 71 et du groupe libertaire La vache noire)

71 MACON - Tél. 04 27 49 00 80 (Nana)
Point collecte permanent jusqu'au 18 mars (avec le soutien du groupe libertaire 71 et du groupe libertaire La vache noire)

72 LE MANS - Tél. 06 61 20 86 91 (Katie)
Point collecte permanent jusqu'au 16 mars (acheminement dans le Sud le 17 ou le 18)

73 ALBERTVILLE - Salle du champ de mars Tél. 06 09 04 17 53 (Nico)
Point collecte festif le samedi 11 mars
Soirée avec repas partagé, puis projection du film Ne vivons plus comme des esclaves (avec le soutien du SEL)

73 ST-MARTIN - La fabrique des bauges, Lescheraines Tél. 06 89 13 40 51
Point de collecte festif le samedi 18 mars
15h projection du film Ne vivons plus comme des esclaves, puis concert de Bob's not dead

73 ST-MARTIN La fabrique des bauges, Lescheraines Tél. 06 89 13 40 51
Point de collecte permanent durant l'ouverture de la structure (sitelafabriquedesbauges.com)

74 EVIAN - village de neuvecelle Tél. 09 82 28 68 73 (Myriam)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

74 LATHUILE - secteur Faverges Tél. 06 09 04 17 53 (Nico)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 ALBI - rue de la Plaine St-Martin Tél. 06 08 51 68 91 (Carole)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars (chaque semaine du lundi au jeudi)

81 ANDOUQUE - Lieu-dit le fournies Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point collecte le samedi 4 mars de 16h à 18h

81 AUSSILLON - Médiathèque Claude Nougaro Tél. 06 24 06 67 98 (Maud et Yannis)
Point collecte le mardi 7 mars, de midi à 17h

81 CASTELNAU-DE-MONTMIRAL - Tél. 07 68 97 03 40 (Sandrine)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 CASTRES - Tél. 06 63 32 04 25 (Dylan)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GAILLAC - Au comptoir du Chinabulle Tél. 09 83 56 59 70 (Morgane)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GAILLAC - Bar culturel et coopératif Cartes sur table Tél. 05 67 67 25 87 (Mélanie)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 GRAULHET - Parking médiathèque Tél. 06 05 24 18 79 (Dany)
Point collecte le lundi 13 mars de 13h à 15h et de 18h à 19h30

81 LACABARÈDE - La Grange Co à Sales Tél. 06 32 55 98 20 (Petit Jean)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 LAGRAVE - 13, allée des cerisiers Tél. 05 63 81 55 62 (Annick et Eric)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 LAVAUR - Radio R d'Autan (10, rue de la mairie) Tél. 05 63 75 76 23 (Patricia)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars, du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h

81 RÉALMONT - Place de la mairie Tél. 06 05 24 18 79 (Dany)
Point collecte le vendredi 17 mars de 16h à 19h30

81 SORÈZE - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte permanent jusqu'au 17 mars

81 VALDÉRIÈS - Centre social du Ségala Tarnais Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars (lundi 9h-12h, mardi 9h-12h, mercredi 9h-12h et 14h-18h, jeudi 9h-12h, vendredi 9h-12h et 14h-19h)

81 VALDÉRIÈS - Pôle médical Tél 06 11 58 88 01 ou 05 63 47 21 81 (Anna)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars

82 SEPTFONDS - La Cheminée (1, bld des Mourgues) Tél. 06 21 83 67 26 (Eli)
Point collecte le dimanche 5 mars de 15h à 18h
et rencontre avec Marc et Yves qui ont participé au convoi solidaire précédent en janvier

83 BANDOL - Tél. 06 07 61 46 55 (Pierre) ou Tél. 06 07 96 36 42 (Christine)
Point de collecte permanent jusqu'au 17 mars

84 AVIGNON - Tél. 06 10 51 21 88 (Leila et Lauriel)
Point collecte permanent du 25 au 3 mars puis du 18 au 23 mars

84 SARRIANS - Hangar Théâtre de l'association Correspondance (682, bvd des Mians) Tél. 06 10 51 21 88 (Leila)
Point collecte le dimanche 19 mars à partir de 19h
Avec projection du film Je lutte donc je suis et repas solidaire

86 COUHÉ - Tél. 06 15 24 50 01 (Francis) ou Tél. 06 61 47 86 45 (Guillaume)
Point collecte permanent jusqu'au samedi 4 mars inclus
Ramassage le dimanche 5 mars vers midi par Maud et Yannis

87 LIMOGES - Tél. 05 55 30 85 25 ou 06 88 34 70 40 (Danielle)
Point collecte permanent jusqu'au vendredi 3 mars inclus

87 LIMOGES - Tél. 06 18 26 84 95 (Maud) ou Tél. 06 88 34 70 40 (Danielle)
Ramassage par Maud et Yannis le vendredi 3 mars vers 21h

89 AVALON - Tél. 06 10 51 21 88 (Leila)
Point collecte permanent du 6 au 17 mars

93 MONTREUIL - Festival UN SOUFFLE GREC, Nouveau théâtre de Montreuil Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Point collecte festif le samedi 4 mars de 15h à 19h30 sur le stand du collectif ANEPOS, avec aussi :
15h Forum des alternatives sur la place Jean-Jaurès, avec la coopérative VIO.ME (Thessalonique), le collectif artistique et solidaire ANEPOS (Tarn-Exarcheia), SOS Halkidiki (Chalcidique), ZAD Notre-Dame-des- Landes, CADTM, ATTAC France, Association Grèce-France Résistance, collectif Solidarité France-Grèce pour la Santé, Association pour l'Autogestion, association Murs à pêches, Confédération paysanne, l'AMAP Montreuil, Le Sens de l'Humus et la participation de Angélique Ionatos
17h débat Salle Jean-Pierre Vernant organisé par ATTAC France : « Alternatives et solidarités en Grèce aujourd'hui » avec Dimitris Alexakis, Yannis Youlountas, Panos Angelopoulos et Grégoire Letouvet
19h Soirée rébétiko

94 ORLY - Tél. 06 80 74 05 58 (Françoise) ou 06 73 71 90 75 (Dominique)
Point collecte permanent jusqu'au 3 mars (avec le soutien de la LDH, RESF et Femmes Solidaires)

94 ORLY - Place du fer à cheval (côté parking Leclerc) Tél. 06 18 26 84 95 (Maud)
Ramassage par Maud et Yannis le samedi 4 mars de 11h30 à 12h30, accompagné d'un petit repas partagé (avec le soutien de la LDH, RESF et Femmes Solidaires)

Rappel des besoins principaux :
http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4

Si vous voulez en savoir plus sur les destinataires :

A quoi bon essayer de changer les choses ? Une petite réponse personnelle :




dimanche 12 février 2017

AFFAIRE THÉO : COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

___________________________________________________________________COMMUNIQUÉ DE PRESSE
_______________________


En réponse aux violences policières dont a été victime Théo à Aulnay-sous-Bois,
Le Mouvement de LA PAIX appelle à LA JUSTICE !
__________________________
Nous condamnons les violences inadmissibles et humiliantes qui ont été infligées à Théo. Nous saluons le courage de Théo qui, depuis son lit d’hôpital et malgré sa souffrance, a trouvé les mots pour appeler à la non-violence les habitants de son quartier.
La multiplication des violences policières dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires est insupportable. Nous dénonçons les causes d’une situation grave, caractérisée par la rupture du lien de confiance entre l’Etat et sa population, en particulier dans ces quartiers à savoir :
  • Le No Future (emploi, logement, indépendance) offert à l’immense majorité des jeunes des banlieues, en particulier en Seine-Saint-Denis (93).
  • La stigmatisation systématique des banlieues en ignorant tout ce qui s’y vit de positif dans le vivre ensemble et l’action associative.
  • L’affectation des missions policières sur des actions de répression sociale au détriment de la prévention et l’insuffisance des moyens des services publics dédiés à ces actions de prévention.
  • Les discriminations en termes de moyens dont souffrent certaines municipalités des villes de banlieues par rapport à Paris.

Dans le cas présent, à la violence effrayante dont a été victime Théo, s’ajoute une nouvelle injustice à l’égard de la jeunesse.
En effet, deux jeunes qui ont manifesté leur solidarité à Théo ont été immédiatement condamnés à six mois de prison ferme, à travers une justice expéditive sans qu’ils n’aient eu le droit à une défense.
En revanche, les policiers qui ont violenté Théo ont été remis en liberté même s’ils ont été mis en examen pour "viol par personne ayant autorité et violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique, avec arme et en réunion", indique un communiqué du parquet de Bobigny. Le deux poids, deux mesures est inacceptable.
La violence appelle la violence. À la violence économique structurelle du chômage et de la vie difficile, s’ajoute de plus en plus le racisme et la violence policière à l’encontre des jeunes et des habitants des quartiers populaires. Cette situation doit cesser.
Et au contraire, nous devons faire appel à la raison et à la paix lancé par Théo et ses sœurs qui rejoint l’injonction de Martin Luther King : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ». 
À Saint-Ouen, le 10.02.2017

Le Mouvement de la Paix

mardi 31 janvier 2017

Voter peut nuire dangereusement à votre « santé sociale »




Dire qu'il y a 50 années à peine, dans les années 1960, on parlait de « civilisation des loisirs » à venir avant la fin du 20ème siècle !
Quelques décennies auront suffit pour balayer la quasi totalité des conquêtes sociales issues de 1936 et 1945, faisant place à un recul de civilisation sans précédent, à une véritable déshumanisation de la société.
Parler alors de « déficit de démocratie », « d'arrogance des élites », de « crise du capitalisme », de « fossé entre citoyens et élus » relève de doux euphémismes, tant la réalité actuelle va bien au delà et nous prépare à une totale « ubérisation » de la société enfin débarrassée, au nom de la modernité, de tout lien social et de ses vieux principes d'égalité, de solidarité et de justice sociale.
L'avenir est à une société de femmes et d'hommes auto-entrepreneurs s'auto-exploitant, sans garantie et couverture sociales !
Mais en dehors de ceux qui restent sourds face à la colère qui monte, de ceux qui restent aveugles face aux dégâts causés par le système capitaliste, le libéralisme, et, ou de ceux qui restent muets par habitude de soumission, de « servitude volontaire », nombreux sont les travailleurs qui prennent de plus en plus conscience qu'ils sont la proie de véritables prédateurs agissant en toute impunité, et il faut bien le dire avec la complicité de tous les hommes politiques, de gauche comme de droite.

Pourquoi dès lors ne pas (s') avouer que le capitalisme a toutes les raisons de crier victoire quand il triomphe de toutes les luttes menées par le mouvement ouvrier depuis plus de 2 siècles ! Pourquoi se priverait-il de claironner quand le terrain des luttes est déserté ? Face au déchaînement patronal, quelle(s) centrale(s) syndicale (s) voudrait encore nous faire croire que les 8 % de travailleurs syndiqués en France sont en capacité de bloquer le pays ? En ont-ils la volonté et les moyens face aux répressions policières, à l'immobilisme de toute une société en « état d'urgence et d'errance » ?
Quelle centrale syndicale peut justifier, qu'à la place de la nécessaire globalisation des luttes, les corporatismes s'affichent à longueur de revendications divisant les travailleurs plus qu'ils ne les unissent ?
Et que dire de certaines de celles-ci :
  • FO qui se bat pour que les matons aient les moyens d'être encore plus répressifs dans des prisons surchargées où se côtoient petits délinquants, grand banditisme et individus relevant de soins psychiatriques !
  • la CGT qui se bat pour maintenir le fonctionnement de la centrale nucléaire de Fessemhein qui a largement dépassée sa durée de vie au bout de 39 ans !
  • Quant à la CFDT, le patronat sait qu'il n'a rien à craindre du « syndicat du stylo » pour la « défense du bien commun ». La CFDT ne trahit pas, elle poursuit sa mission originelle d'annexe du Vatican !
Ces réflexions n'ont pas pour objet de dénigrer l'action syndicale mais il serait temps, d'observer sans tabou, la réalité des fonctionnements de confédérations où la préservation de postes de permanents passe en priorité devant l'écoute, l'information, la formation et le soutien aux « militants de la base ».

Après ces premières réflexions, pourquoi ne pas (s') avouer également que le triomphe du capitalisme est d'autant plus éclatant qu'il est, en grande partie dû au soutien que lui accordent toutes les grands partis politiques dits républicains, y compris ceux issus du mouvement ouvrier ? Que les partis politiques de droite soutiennent le patronat, rien que de plus naturel dans la mesure où les élus de ces partis font partie pour l'essentiel des mêmes familles d'intérêts. Mais que les forces historiques de la « Gauche républicaine » agissent, quand elles sont au pouvoir, de la même manière que celles de droite pose un sérieux problème de compréhension !
Y a t-il un seul parti politique de gauche qui, arrivé un temps au pouvoir, ait tenté de remettre en cause le système capitaliste en condamnant par exemple la propriété privée des moyens de production, l'accaparement des richesses par une minorité etc. ? Aucun ! Jamais ! Aucun parti politique n'a jusqu'à ce jour affiché sa volonté d'abattre le système d'oppression économique qu'est le capitalisme, préférant nous faire croire qu'il était possible de « l'aménager », de « l'adoucir », bref, de « l'humaniser », alors que l'on sait parfaitement que « On n'humanise pas le capitalisme, on l'abat ! ». On ne peut qu'observer que les intérêts des hommes politiques sont les mêmes dès lors qu'ils sont au pouvoir : le garder et se servir plutôt que servir !
Normal quand on sait que les élus de gauche, ministres, sénateurs et députés sont en grande partie issus des mêmes écoles que leurs collègues de droite !
Normal alors qu'il ne se passe pas un mois sans qu'un nouveau scandale politico-financier ne vienne éclabousser tel élu de droite ou de gauche.
De plus, pourquoi ces hommes se priveraient-ils de piocher dans la caisse quand ils savent par avance la clémence de la justice à leur égard ! Au « pas vu pas pris » du petit délinquant de banlieue, résonne en écho le « vu mais pas pris », « vu mais amnistié » des hommes politiques !
Et que l'on ne me dise pas que disant cela, je verse dans un populisme d'extrême droite alors que je ne fais qu'énoncer une réalité qui devient de plus en plus énorme dans l'indifférence quasi générale !

Face à cette gigantesque supercherie qu'est la représentation politique, il faut bien repondre de temps à autre répondre aux quelques interrogations dans la tête du citoyen lambda. Il suffit alors à l'Etat de nous resservir régulièrement le « plat des élections », d'organiser à grand coup médiatique la « Grande mascarade électorale » , cette « Union sacrée citoyenne » où tout à coup le peuple aurait le pouvoir de changer les choses tout en ne changeant rien au menu principal !
Nous serions sauvés par les « Saintes urnes » ?
Amen !
Regardons un peu en arrière.
Depuis la dernière guerre mondiale, les français auront eu le droit de goûter au régime autoritaire du général de Gaulle, puis brièvement à celui de son dauphin Pompidou ; Après la « droite autoritaire », le centre tout aussi autoritaire avec Giscard d'Estaing, chassé du pouvoir par un certain Mitterand, paraît-il socialiste ! Deux mandats plus tard, la droite de plus en plus autoritaire revenait aux affaires avec Chirac puis le très décomplexé Sarkozy; enfin, miracle, la « Gôôôche socialiste » réapparaissait avec Hollande, paraît-il socialiste.
Les français auront vraiment tout essayé sauf l'extrême droite, vous savez « Le seul parti qui n'a pas besoin d'être au pouvoir pour que sa politique soit appliquée par la droite comme par la gauche » !
Si l'on remonte plus en arrière, plus de deux siècles sont là pour témoigner des permanentes trahisons des uns comme des autres : 1789, 1830, 1848, 1871, 1936, 1968, autant de périodes de notre histoire où pour réponses à leur volonté d'émancipation, les travailleurs ont subi les plus terribles des répressions.
Et à chaque fois, commandant les fusils il y avait des parlementaires !
Les décennies passées sont là pour rappeler que « Les urnes ne sont que le cercueil de nos illusions ! », que « Si elles servaient à changer quelque chose elles seraient interdites depuis longtemps ».

Il faut de sacrés trous de mémoire et une grande naïveté pour retourner à l'isoloir alors que l'on est systématiquement cocufié !
Comment expliquer autrement que par une vraie addiction relevant de soins médicaux, le fait d'aller encore voter quand en 2005 un Traité constitutionnel refusé par la majorité a fini par être imposé 2 années plus tard à Lisbonne !
Depuis que les élections, la représentation parlementaire existent, la règle est simple : dès lors qu'un parti politique, y compris de gauche, arrive au pouvoir, il « arrive aux affaires » et n'a pour seule promesse à tenir que celle faite aux puissants : ne rien changer !
C'est la définition même de l'Etat : un collège d'administrateurs qui protègent les biens des possédants et ne peut donc que criminaliser toute volonté d'émancipation.
Un exemple : de la même manière que les travailleurs qui ont osé déchirer une chemise ne sont pas jugés et condamnés par leur patron mais par l'Etat, c'est ce même Etat qui envoie les CRS pour tabasser les manifestants contre la Loi El Khomri !
Cette relation étroite entre Etat et capitalisme, la soumission du premier au second est scandaleusement absente de la majorité des critiques y compris celles venant d'intellectuels dits de gauche qui continuent de vouloir nous bercer d'illusions en laissant croire que tel personnage politique fera mieux que les précédents !
Faute de discours idéologique on fait appel aux majorettes médiatiques !
J'entends déjà la sirène républicaine appeler, au nom du « pacte républicain » à voter Fillon, Macron ou Valls, bref choisir entre des hommes de droite, pour faire barrage à Le Pen fille ! La politique du « moins pire » nouveau concept démocratique et républicain....durable (version écologiste) !

Le résultat des prochaines élections est déjà connu. Le vainqueur est le CAC40 !
Car la première tromperie consiste à faire croire qu'un élu décide quand on sait que plus de 75% de ce qui fait le quotidien des français est décidé à Bruxelles par des technocrates non élus par le peuple.
La deuxième tromperie réside dans le fait que les décisions prises sur les 25 % restant sont souvent à l'inverse des promesses électorales faites.
Pourquoi un élu politique se poserait-il des questions de conscience quant au respect de ses engagements quand il sait pertinemment qu'il n'a aucun compte à rendre ? Il fut un temps où des hommes ont essayé d'imposer le « Mandat impératif » histoire de limiter les abus de pouvoir.
Mais c'était avant !
Aujourd'hui d'ailleurs je me demande pourquoi dépenser l'argent public alors qu'il suffirait que gauche et droite alternent leur passage au volant puisqu'il s'agit de conduire sur la même route !
Quelle image extraordinaire d'une démocratie à l'agonie : la France est dirigée par des hommes, des partis politiques qui ne représentent, selon le type d'élections, que 5 à 10 % de la population ! Il y a un mot pour qualifier cette réalité : illégitimité absolue de nos gouvernants !
Et il y en a encore qui vont vouloir aller voter en 2017 ?

Oui des femmes et des hommes retourneront à l'isoloir parce que l'Etat les a convaincu que « faire de la politique est quelque chose de complexe », et que l'on « ne peut confier la gestion et administration des biens et des hommes qu'à des professionnels, des experts ».
Dans le moindre petit village, le maire vous dira qu'il reçoit chaque semaine plus de papiers, règlements, directives à lire, remplir et à signer qu'il n'y a d'habitants dans sa commune ! Quant au fonctionnement des communautés de communes, loin d'être des lieux de fonctionnement démocratique, ce sont des lieux de pouvoir où des hommes non mandatés prennent les décisions les plus importantes !
Au bout du compte, à tous les étages de cette pseudo « démocratie aux valeurs républicaines bien de chez nous », les élections sont là pour nous dessaisir de nos vies, de nos capacités à nous gérer nous-mêmes.
Nous sommes considérés tels de grands enfants devant encore croire au « Père Noël électoral ». L'Etat cherche à nous faire croire qu'il suffit de glisser un papier dans l'urne, comme la liste de cadeaux dans les chaussures au pied du sapin, pour rêver que nous avons un rôle à jouer en allant voter.

L'histoire est pourtant là pour rappeler que toutes les tentatives d'émancipation se sont déroulées en dehors du terrain électoral, se sont menées par le peuple dans la rue, par les travailleurs dans leurs usines.
Seule la réappropriation peut nous délivrer de l'oppression capitaliste et étatique.
En 1871, lors de la Commune de Paris, comme dans l'Espagne de 1936, les femmes et les hommes surent s'organiser, collectiviser et s'autogérer. Malgré les erreurs et dans des situations de guerre, de trahisons de partis de gauche, ces expériences ont prouvé que les travailleurs, citoyens étaient en capacité de changer le monde !
L'expérience a aussi malheureusement montré qu'à chaque fois des hommes sortaient du bois, s'autoproclamant « Sauveur suprême », « Avant garde éclairée du prolétariat » etc.

Si il y a une leçon à tirer de tout cela, c'est bien la nécessaire vigilance des travailleurs face aux tentatives d'abandon, de trahisons, en particulier de ceux qui sont censés les représenter.
Il suffit de regarder l'Espagne et la Grèce d'aujourd'hui où des « Gourous de circonstance », néo-marxistes pour la plupart ont très vite montré pour quels intérêts ils oeuvraient en réalité.
Jean Luc Mélenchon qui se déclare l' « insoumis de service » après une vie politique commencée au biberon trotskyste avant d'aller à la soupe socialiste est-il crédible ?
Mon choix est depuis longtemps fait : je n'irai pas voter aux prochaines élections ! J'engage le maximum de femmes et d'hommes à faire de même. Dès aujourd'hui il nous faut travailler à convaincre autour de nous pour que l'abstention soit l'unique réponse au carnaval électoral, à la parodie de démocratie que certains voudraient d'ailleurs rendre obligatoire !

Le mot d'ordre d'abstention massive ne suffit pas. Il doit immédiatement être accompagné de manifestations dans les rues, d'occupations dans les usines et dans tous les lieux de décisions. Il est grand temps de faire monter la pression, qu'enfin puissent être entendus les millions de femmes et d'hommes qui n'en peuvent plus de cette société là et qui refusent d'avoir toujours des imposteurs au bout de leur bulletin de vote.
Il n'y a pas de sauveur suprême dit la chanson. Sauvons-nous nous-mêmes !
Il est temps de dire non à la « servitude volontaire »


Ni dieu, ni maître