jeudi 8 juin 2017
mardi 6 juin 2017
Association des amies et amis de la Commune de Paris 1871
Association des amies et amis de la Commune de Paris 1871 >
copie de ce que nous avons adressé au journal MARIANNE en réponse à l'article de Yann Moix, (ci-dessous).
Notre réponse n'a pas été publiée dans le journal.
« Yann Moix ou le parti de la haine
Yann Moix est un écrivain de médias, qui préfère le buzz à la vérité, l’outrance à l’esprit critique, l’éructation à la démonstration. Dans le dernier numéro de Marianne, il se livre à un numéro éblouissant. Il invite solennellement le nouveau Président de la République à être « ferme ». Contre qui, direz-vous ? Les inégalités, les destructions d’emploi, les licenciements, la spéculation massive, la corruption, les emplois fictifs, les paradis fiscaux, le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie, l’islamophobie ? Pas du tout. Le scandale, c’est le laisser-aller des pouvoirs face aux « huées des sans-culottes », au « chaos » des récriminations, à la « foule » qui déshonore le « peuple ». En bref, l’ennemi est du côté de « la France haineuse », de « l’extrême gauche » et de sa « toxicité ». Et d’où vient ce mal absolu ? L’évidence éclate alors : le ver est dans le fruit depuis 1793 et, plus encore, depuis la Commune de Paris, en cette année 1871 où « l’immense majorité des Parisiens était prise en otage par la folie rouge ».
En une « Semaine sanglante », dans un doux mois de mai, les troupes gouvernementales de Versailles firent couler à flots le sang des communards parisiens, fusillèrent, arrêtèrent, déportèrent, contraignirent à l’exil des dizaines de milliers de femmes et d’hommes. Pourtant la haine et la rancœur, semble-t-il, furent l’apanage des victimes et pas celle des bourreaux. Le peuple de Paris commit, il est vrai, une faute irréparable : il voulut d’une République, mais pas de celle des notables. Il fit de la Marianne son symbole, mais estima qu’elle ne pouvait être elle-même que si elle était sociale. Il rêvait d’une chose toute simple, qui n’existait pas alors et que nous cherchons encore : un pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Les communards prenaient au sérieux la trinité de l’égalité, de la liberté et de la fraternité. Ils imaginaient qu’elle pouvait quitter les frontons officiels et se glisser dans la cité, dans le monde du travail, dans la culture et dans l’éducation. Criminelle impertinence…
Comment peut-on aujourd’hui rabâcher sans relâche ces contes à faire peur aux enfants ? Des dizaines de livres, des centaines d’articles ont été écrits pour sortir la Commune de l’ignorance, de l’approximation et de la sottise. Peine perdue : pour Yann Moix, les procureurs de Versailles, seuls, sont les dépositaires de la vérité. Il fallut attendre cent-quarante-cinq ans pour que l’Assemblée nationale, enfin, décide que les acteurs de la Commune devaient être réhabilités. Une majorité de députés l’a fait, le 29 novembre dernier, ajoutant que la représentation nationale souhaitait que l’action et les valeurs de la Commune soient mieux connues et reconnues par la nation. À lire les propos accueillis cette semaine par Marianne, on se dit que ce parti pris est décidément le bienvenu, tant l’ignorance et la caricature restent de saison.
La Commune de Paris n’a pas à être enjolivée, pas plus qu’elle ne peut être vilipendée. Il suffit de dire ce qu’elle a été, dans sa diversité, son foisonnement, ses hésitations et même ses contradictions. Elle ne donne pas de leçons toutes faites. Elle ne se copie surtout pas. Nous ne sommes pas au XIXe, mais au XXIe siècle. À sa manière, la Commune innova et, si nous voulons la suivre, nous devrons innover à notre tour. Mais elle nous laisse un état d’esprit, une soif de justice, de démocratie directe, de laïcité, un sens de la chose publique, toutes choses qui, presque cent-cinquante ans plus tard, restent d’une incroyable modernité.
Que cela dérange Yann Moix est son affaire. Mais qu’il le dise franchement, au lieu de nous épuiser par ses poncifs. Il y a très longtemps, d’autres ont tenu des propos analogues aux siens. Beaucoup sont oubliés aujourd’hui. Sera-ce le cas de Monsieur Moix ? On peut en faire le pari…
Roger Martelli (Historien, Association des amies et amis de la Commune de Paris 1871) »
mardi 30 mai 2017
lundi 29 mai 2017
La Commune a 146 ans...
La mémoire de la Commune ou l’histoire écrite par les vainqueurs
Programmes scolaires et publications grand public : persistance de la mémoire négative de la Commune
Cette mémoire décline progressivement après 1945. Dans le panthéon communiste, la Commune est peu à peu remplacée par la mémoire de l’engagement dans la Résistance du « parti des 75 000 fusillés. » Le nombre de participants à la montée au Mur décroit rapidement : 60 000 en 1945, 16 000 en 1949, 3000 en 1959. La Commune semble perdre de l’importance dans l’appareil de références de la gauche, au profit de l’antifascisme du Front populaire et de la Résistance.
La mémoire hostile à la Commune, elle, perdure bel et bien. L’événement occupe une place très réduite dans les programmes scolaires, à tel point que nombre de gens n’entendent réellement parler de 1871 qu’après le baccalauréat, au cours des études supérieures ou au détour de lectures personnelles. Du côté des publications grand public, le bilan est pire encore. Si les travaux universitaires (notamment ceux de Jacques Rougerie et de Robert Tombs, qui se sont efforcés de faire paraître des synthèses accessibles à tous) sont généralement plutôt bienveillants à l’égard de la Commune, il n’en va pas de même pour les ouvrages de vulgarisation historique souvent rédigés par des éditorialistes en mal de notoriété et cherchant à se prévaloir d’un certain verni culturel. Evoquons quelques exemples (relevés par Eric Fournier, dans La Commune n’est pas morte, 2013). Dans son best-seller Métronome, qui propose une promenade historique à travers Paris, le comédien Lorànt Deutsch nous livre une illustration saisissante de la permanence de la mémoire versaillaise, réduisant la Commune à acte de vandalisme, se scandalisant de la destruction de la colonne de la Bastille par les communards. Un discours qui fait écho au mythe des pétroleuses. Répandu à la fin du XIXe siècle, il met en scène des femmes accusées d’avoir allumé des incendies partout dans Paris, et mêle ainsi crainte et haine du peuple et plus particulièrement des femmes. Dans Historiquement correct (2003, vendu à 120 000 exemplaires), Jean Sévilla décrit la Commune comme « soixante-douze jours d’anarchie au cours desquels un pouvoir insurrectionnel a régné par la terreur sur la capitale. » Et Sévilla d’évoquer à plusieurs reprises l’alcoolisme supposé des communards : « L’absinthe dont la consommation a augmenté de 500% fait des ravages. C’est dans une atmosphère enivrée et enfumée que les adhérents des clubs discutent jusqu’à l’aube de la révolution sociale. » Le propos n’est pas neuf. Paul de Saint Victor écrit ainsi, en 1871, que « l’ivrognerie était l’élément de cette révolution crapuleuse. Une vapeur d’alcool flottait sur l’effervescence de la plèbe. La bouteille fut l’un des instruments du règne de la Commune. »
Le discours de Sévilla, comme celui tenu il y a quelques jours par Yann Moix dans les colonnes de Marianne, pourrait avoir été écrit presque mot pour mot par quelque écrivain réactionnaire au lendemain de la Commune. Il illustre une étonnante permanence du discours hostile à l’événement. Un discours qui fait fi de toute réalité historique. Un discours que, malheureusement, il faut encore combattre sans relâche. Un discours qui témoigne d’une peur presque panique du peuple et de son intrusion sur la scène politique. Peur qui continue de hanter, depuis plus d’un siècle, les élites oligarchiques.
Il ne s’agit pas ici d’idéaliser la Commune, expérience faite d’hésitations, de tâtonnements, d’erreurs parfois. La Commune fut motivée par le rejet du monarchisme et de la capitulation face à la Prusse. Elle tenta, en l’espace de deux mois, de poursuivre et d’achever la Révolution française : moratoire sur les dettes, réquisition des ateliers abandonnés au profit des coopératives ouvrières, interdiction du travail de nuit dans les boulangeries, élection des fonctionnaires… La Commune fut, en définitive, une tentative de réalisation de la république sociale que Jaurès, quelques années plus tard, appela de ses voeux.
Crédits photos :
- Ernest Pichio, Le Triomphe de l’ordre, lithographie, 1875, Wikimedia Commons.
- L’Humanité, 30 mai 1926, Gallica.
Pour aller plus loin :
Synthèses sur la Commune :
ROUGERIE Jacques, La Commune de 1871, PUF, 1988.
TOMBS Robert, Paris, bivouac des révolutions. La Commune de 1871, Libertalia, 2014.
Mémoire de la Commune :
FOURNIER Eric, La Commune n’est pas morte. Les usages politiques du passé de 1871 à nos jours, Paris, Libertalia, 2014.
REBERIOUX Madeleine, « Le mur des Fédérés », dans NORA Pierre (dir.), Les Lieux de mémoire, Paris, Gallimard, 1984, vol. I
TARTAKOWSKY Danielle, Nous irons chanter sur vos tombes. Le Père-Lachaise, XIXe et XXe siècles, Paris, Aubier, 1999.
vendredi 19 mai 2017
Dès maintenant, passons de la défiance à la résistance sociale !

Emmanuel Macron vient d'être élu avec 66,1 % des suffrages exprimés. Mais ce chiffre qui peut paraître élevé masque une autre réalité. Plus de 16 millions d’inscrit-e-s ont refusé de donner leur légitimité aux deux candidats du deuxième tour par des votes blancs, nuls ou en s’abstenant. L’abstention a même atteint un niveau record depuis 1969 (25,38 %, soit 12,1 millions de personnes). Et ce alors que l'enjeu était de faire barrage au FN, que les médias de masse et une grosse partie de l’échiquier politique ont relayé les injonctions à voter contre Marine Le Pen.
Si on ajoute à ces 16 millions les quelque 3 millions d'adultes qui ne sont pas inscrit-e-s sur les listes électorales, les 20,7 millions de voix réunies par Macron ne pèsent pas très lourd. D'autant qu'une part de son électorat, estimée à plus de 40 %, a voté sans adhérer à son projet mais bel et bien contre Marine Le Pen.
En tant qu'anti-électoralistes, nous voyons d'un bon œil la défiance accrue envers un système qui ne nous représente pas ; le refus de beaucoup de donner de la légitimité au nouveau président affaiblit de fait son statut.
Mais nous savons aussi que, si on les laisse faire, les gouvernants ne s’embarrassent pas de légitimité pour mener leurs projets de casse sociale. Notre position anti-électoraliste a pour corollaire la nécessité de s’investir sur le terrain social, de lutter ici et maintenant pour défendre et conquérir de nouveaux droits et d’œuvrer à un projet autogestionnaire et anticapitaliste. La défiance envers les capitalistes et les politiciens doit se concrétiser dans la pratique par des luttes sociales.
Et il y a réellement urgence à le faire. Car l’arrivée de Macron à la présidence, c’est l’assurance de l’amplification des politiques d’austérité, avec notamment la casse définitive du code du travail, la mise à mal des services publics, l’ubérisation de la société, le mal-logement, l’aggravation des politiques sécuritaires, la poursuite des politiques anti-immigré-e-s, la non prise en compte des questions environnementales, le renforcement du patriarcat, etc. C’est aussi, à coup sûr, continuer à fournir le terreau sur lequel prospère le Front National et plus généralement le poison raciste et xénophobe qui gagne toujours plus de têtes.
Aux valeurs de concurrence entre tous et toutes, de compétitivité, de patriotisme et d’union sacrée, opposons une culture et des valeurs de classe. De Mélenchon à Le Pen, on nous bassine avec la nation, la patrie, l’intérêt général, le bien commun. Or les capitalistes et les États qui les soutiennent n’ont pas les mêmes intérêts que nous ! C’est eux contre nous, nous contre eux, quand ils gagnent, nous perdons et inversement.
Les élections maintiennent justement cette fable de l’égalité des citoyen-ne-s dans l’isoloir, gomment et annihilent les résistances de classe. Le réel enjeu, même à court terme, ne se situe donc pas dans le soutien à tel ou tel politicien lors des prochaines législatives. Il est au contraire à la préparation d’une riposte sociale de grande envergure. Pour cela, nous devons, il nous semble, renforcer les organisations de résistance de notre classe, au premier rang desquelles les organisations syndicales et les collectifs de lutte. Nous savons que cela exige des efforts et qu’il est plus facile d'attendre des promesses politiciennes de victoires faciles, mais elles ne nous conduisent qu’à l’impuissance et aux reculs sociaux. Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à ne plus en être dupes, alors organisons-nous pour mener la contre-offensive !
Le 15 mai 2017,
les Relations Extérieures de la CGA
jeudi 18 mai 2017
situation des prisonniers politiques palestiniens au 17 mai 2017
L’avocat d’Addameer (association des Droits de l’Homme et de défense des prisonniers palestiniens) Farah Bayadsi, a rencontré Ahmad Sa’adat, gréviste et secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (PFLP). L’avocat d’Addameer s’est déjà vu refusé le droit de visite, mais a reçu l’approbation suite à une requête de la Haute Cour présentée le 10 mai 2017.
Sada’at a informé l’avocat d’Addameer que les prisonniers sont soumis à deux raids de recherche violents tous les jours, au cours desquels les prisonniers sont forcés de quitter leur chambre, ce qui est épuisant physiquement pour les prisonniers en raison de leur état de santé. Il a également ajouté que 10 prisonniers sont détenus dans une cellule exiguë avec un évier et un toilette, pas de ventilateur ni de climatisation et chaque prisonniers reçoit 3 couvertures. Il a précisé par ailleurs que les examens médicaux effectués par l’IPS (Israel Prison Service) ne sont pas suffisants, car seule la pression sanguine et le poids des grévistes de la faim sont examinés.
L’IPS impose des restrictions aux prisonniers grévistes, y compris une amende disciplinaire de 200 NIS (équivalent à 50 euros environ), l’interdiction de visite familiale pendant deux mois, l’interdiction d’accès à la «cantine» (boutique où les prisonniers peuvent acheter des produits de la vie courante, tel que des cigarettes) et la saisie de sel ainsi que de tous les vêtements, uniquement un seul vêtement par prisonnier est autorisé.
Plus inquiétant encore : l’IPS a rendu extrêmement difficile pour les médecins indépendants de rendre visite aux prisonniers grévistes et a fourni aux prisonniers des tasses en plastique afin de boire du robinet plutôt que de l’eau potable, habituellement fournie.
35 autres prisonniers politiques palestiniens se sont joint à la grève dimanche 14 mai, a rapporté le média « Asra Voice ».
L’état de santé des grévistes continue de se détériorer, un certain nombre de prisonniers ont perdu 20 kg. D’autres prisonniers dans la prison de Nafha se sont évanouis.
Deux grévistes de la faim dans la prison, Mohammed al-Ghoul et Yahya Ibrahim, ont reçu une visite légale le dimanche, où ils ont souligné la détérioration de la santé de leurs camarades prisonniers, dont la plupart sont emmenés dans une «clinique de terrain» qui ne fournit pas un traitement médical approprié. Issa Qaraqe de la Commission des affaires des prisonniers a exigé que tous les prisonniers en grève soient transférés dans des hôpitaux civils face à l’escalade des risques pour la santé, selon le média palestinien « Ma’an News ».
Sa’adat a également noté que les prisonniers en grève avaient refusé de rencontrer des délégués du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), qui sont venus pour leur visite, parce que les délégués du CICR ont refusé d’entrer dans les sections et les salles des prisonniers afin de voir par eux-mêmes les conditions de détention.
Les prisonniers en grève de la faim ont donc rejetés cette « proposition » du CICR et ont demandés au CICR de prendre ses responsabilités dans la protection des détenus et de leurs droits.
Shqairat (l’avocat palestinien qui a pu rendre visite à Marwan Barghouti) a rapporté que les unités répressives israéliennes envahissent la cellule de Barghouti pour « inspection » quatre fois par jour et que cela se fait d’une manière particulièrement humiliante. Il est fouillé par la force tout en étant menotté et attaché à ses pieds. Barghouthi a été maintenu dans un sous-sol dans la section d’isolement de la prison pendant quatre jours jusqu’à ce qu’il ait arrêté de boire de l’eau pour être déplacé.
Il est également soumis à des formes d’harcèlement et d’abus, beaucoup de bruit volontaire le forcent à essayer de couvrir ses oreilles avec des mouchoirs. Il a également noté que la cellule de Barghouthi est infestée d’insectes et qu’une seule couverture est disponible. Tous ses vêtements personnels et ses livres ont été confisqués. Il a perdu 12 kilos depuis le début de la grève.
Dossier réalisé par l’Agence Média Palestine
Confusion apparente ou stratégie aboutie ?
Derrière
l'apparente confusion du moment se cache la réalisation d'une
stratégie
entamée
depuis quelques années : le capitalisme perpétuellement en crise
doit en finir une fois pour toutes avec toutes les oppositions
portées par des travailleurs pour qui s'émanciper de l'exploitation
capitaliste signifie lutter sur le terrain de la lutte des classes.
Il
reste, heureusement encore, des femmes et des hommes convaincus qu'il
est nécessaire de remettre en cause la primauté du capital sur le
travail, convaincus que le capitalisme ne s'aménage pas et qu'il
doit être abattu pour garantir l'émancipation des travailleurs.
Les
hommes politiques de droite comme de gauche, plus proches du capital
que du travail, en s'évertuant depuis des décennies à nier et
combattre cette vérité, sont aujourd'hui responsables du fait que
les termes de gauche et de droite ne signifient plus rien pour
beaucoup de citoyens, de travailleurs !
C'est
ce que l'on appelle vider les concepts de leur sens ; tout comme les
mots « république », « liberté »,
« démocratie », « solidarité », etc.
Prononcer
ces mots suffirait, « comme
s'il suffisait d'entendre ce nom, sans avoir besoin d'en sentir les
effets »
(Etienne de la Boétie)
Pour
concrétiser cette « modernisation
de la chose politique »
il n'y avait qu'un pas à franchir et c'est aujourd'hui chose faire
avec les dernières présidentielles.
Le
vieux rêve visant à faire croire que possédants et exclus sont sur
le même bateau est enfin réalisé pourvu que quelques dames
patronnesses fassent oeuvre de charité en l'absence de justice !
Depuis
le temps qu'on vous le disait ! Le capitalisme est bien l'horizon
indépassable car il n'est ni de droite ni de gauche, vous savez ces
termes qui divisent plus qu'ils ne rassemblent ! Le capitalisme est
neutre qu'on vous dit !
Pour
vous le prouver, le nouveau gouvernement n'est ni de gauche, ni de
droite...ou des deux à la fois, ou rien du tout, le temps qu'il faut
pour qu'il y ait dilution dans la soupe libérale...et on s'y
bouscule !
Le
duo de tête est donc tout à fait dans cette logique de neutralité
politique :
- Adhérent du PS depuis ses 24 ans, ex-ministre du président socialiste François Hollande, Emmanuel Macron est donc le nouveau président de la république,
- Il désigne comme 1er ministre Edouard Philippe, ex-rocardien devenu une des figures de l'UMP puis des Républicains !
Même
logique au sein de la garde rapprochée :
- Au ministère de l'Intérieur, Gérard Collomb, ex secrétaire national du PS, maire de la deuxième ville française,
- Au ministère de l'économie, Bruno Le Maire, des Républicains, ex-ministre de François Fillon, ex-candidat aux primaires de la droite (battu par Fillon)
- Au ministère de la justice, François Bayrou, vieux routard de la politique, président du Modem, ex-ministre de Jacques Chirac,
- Au ministère de l'écologie, Nicolas Hulot ex-candidat aux primaires des Verts en 2011, ex-conseiller de Laurent Fabius comme de Jacques Chirac.
On
pourrait continuer ainsi et relever des nominations étonnantes,
telles que :
- Au ministère du travail, Murielle Péricaud, dirigeante d'entreprise dans le groupe Dassault, DRH chez Danone...Une patronne au ministère du travail, voilà qui devrait ravir Philippe Martinez le patron de la CGT qui a appelé à voter Macron, tout comme elle !
- Au ministère de l'Education, Jean-Michel Blanquer, ex-directeur d'ESSEC, la célèbre école de Commerce...Un grand patron issu du milieu du commerce, du management, voilà de quoi former nos enseignants aux méthodes de management et de marketing !
- Au ministère de l'armée, Sylvie Goulard, députée européenne, ex-conseillère de Romano Prodi et europhile convaincue...Avec une femme à la tête de l'armée, la mort apparaîtra plus douce aux prochaines victimes des bombes françaises !
A
ce propos, avec le président « Super macron », en
promenade sur les Champs Elysées en véhicule militaire, l'avenir
est plus que jamais aux croisades et les pacifistes n'ont pas fini de
crier « Pas
en notre nom »
!
Mais
diantre ! :
- La France va pouvoir continuer de s'enrichir par les ventes d'armes, encore un petit effort et nous serons devant les USA...
- La France va pouvoir résorber le chômage grâce à l'engagement de jeunes de banlieue dans les armées, polices et gendarmerie...
Ce
gouvernement a une seule mission : finir un travail qui, commencé
par la droite, poursuivi par la gauche doit être achevé par les
deux ensemble, au nom du bien commun.
Finies,
dépassées les vieilles oppositions Gauche/Droite
La
lutte des classes, c'était avant !
Ah
! J'oubliais, je tiens à remercier encore tous les militants de la
gauche bien pensante qui ont courageusement appelés à voter pour
Emmanuel Macron en agitant la marionnette Le Pen...Qu'ils la gardent
car ils vont pouvoir s'en resservir bientôt !
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