samedi 9 décembre 2017

Déserts médicaux: Cuba au secours de la France...ouf!






Avez-vous lu, dans un des grands médias du « monde libre », que 48 000 coopérants cubains sont actuellement à l’œuvre dans 66 pays du Sud, soit un nombre plus élevé que tous les coopérants des « pays riches » réunis ?
Avez-vous lu, dans notre grande presse, qu’au Venezuela la coopération cubaine a sauvé un million 500 000 vies en douze ans ?
Avez-vous lu qu’en 2017, la Brigade Médicale Cubaine « Henry Reeve » a été récompensée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour les soins prodigués à plus de 3 millions 500 000 personnes dans 21 nations ?
Savez-vous que pour combattre l’épidémie d’Ebola, en Afrique, le Secrétaire Général de l’ONU a demandé de l’aide seulement aux États-Unis, à la France, au Royaume Uni et… à Cuba, laquelle a envoyé 256 coopérants médecins ?
Savez-vous que plus de 4 millions de personnes démunies, de 34 nations, ont été opérées gratuitement des yeux grâce au programme solidaire cubano-vénézuelien « Opération Miracle » ?
Eh bien, si vous n’avez pas lu un seul mot de tout cela dans la presse internationale, posez-vous un instant cette seule question : mais pourquoi donc vous le cache-t-on ?
Article de Ivena Belén Ruiz et José Manzaneda pour Cubainformación TV.
Traduction M. Colinas

jeudi 7 décembre 2017

Quel drame...

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Quel drame...
En l'espace de 48 heures le bon peuple de France perd
 - Son plus grand penseur réactionnaire, Jean d'Ormesson 
 - Son plus grand chanteur, grand ami de l'Eglise et de la droite sarkozienne, Johnny Halliday
 En définitive l'inertie actuelle, la désertification du champ des luttes s'explique : 
on ne peut pas à la fois pleurer sur les conservatismes politique et religieux et défendre ses droits !
 En l'espace de 2 générations (années 70 et 2000), la victoire du capitalisme me paraît totale :
 il reste au bon peuple du sang pour le patronat et des larmes pour les idoles qu'on lui
 fabrique...
 Il n'y a plus de repères historiques, nous sommes définitivement rentrés dans la société Globalia !
 Le quotidien est désormais privé de conscience, banalisé par tous les assassinats commis en
 toute légalité : sans logis, "pauvres", réfugiés etc
La messe est dite....joyeux solstice d'hiver et en avant pour le grand bon en arrière !
L'humanité...c'était avant, peut-être ?

Il y a une chasse à l’homme qui est organisée par M. Macron



« Tous les matins à 5-6 heures, il y a des hommes qui se font gazer, matraquer et chasser partout dans Paris » (Marie-Laure M.,  C Politique du 3 décembre 2017).
J’en profite pour republier ce monument en l’honneur de Marie-Laure paru il y a un an. Rien n’a changé depuis le changement de président et le changement de gouvernement. Et rappelons encore une fois que c’est aux pouvoirs publics de protéger les êtres humains fragiles ou en danger. Les associations caritatives ou les initiatives privées ne font que suppléer la carence des pouvoirs publics. Qui n’ont pas pour mission d’organiser la chasse aux plus fragiles.
Partout, dans le discret ou le secret, des petites mains œuvrent pour un monde fraternel. Marie-Laure M. rencontre des réfugiés de la jungle parisienne. Entre un appel pour trouver un logement et un autre pour financer nourriture et couvertures, elle raconte de temps à autre ses maraudes et les exactions de la police.
10 novembre 2016.
« […] Ce soir je rejoins la petite équipe qui maraude pour apporter des duvets et vêtements chauds aux réfugiés dans la rue. Il pleut, il y a des camions de flics partout pour les chasser s’ils se posent quelque part.
On les cherche aussi, on trouve un petit groupe d’Érythréens sous un porche à Stalingrad. Les flics ne sont pas loin, on sait qu’ils ne veulent pas qu’on distribue… Il faut ruser, amener les gars un à un discrètement dans une rue plus loin, pour leur donner une couverture.
Il y a trois femmes, très jeunes, frigorifiées. L’une d’elles est au bord des larmes. Avec la cagnotte, on décide de les héberger. On file à l’hôtel pas loin et pas cher.
On apprend sur le chemin que les flics ont fini par disperser les gars aussi. […] »
C’est grâce aux nombreux témoignages d’aidants bénévoles comme Marie-Laure qu’une institution comme Médecins Sans Frontières (MSF) finit par mettre tout son poids dans la balance. Même MSF proteste contre le nettoyage des rues qui rend invisibles les réfugiés.
Nuit du 9 au 10 janvier 2017.
« On a essayé, on a fait quelque chose d’incroyable, on a tenté de donner des tentes à des réfugiés à la rue, frigorifiés. Je sais que c’est dingue, je sais que c’est de l’activisme, qu’on est des dangereux terroristes […]
Mais voilà, avec une dizaine de dingues on a donné une vingtaine de tentes, il pleuvait vraiment fort ce soir, il faisait vraiment froid. Sur la place, à Pajol, quelques gars ont pu être à l’abri trois heures sous des tentes
Dans un silence glaçant des flics sont arrivés au bout d’une heure, ils nous ont regardé longtemps, puis l’ordre a dû tomber, les CRS les ont rejoint. Sans un mot ils ont chargé, gazé.
L’ordre est alors revenu. Les gars sont à nouveau sous la pluie, personne n’aura de tente ni de couverture, tout a été jeté. L’ordre est revenu ce soir sur la place. Les habitants peuvent dormir tranquilles. Les dangereux activistes n’ont plus de tentes à donner ce soir. Mais ils ont fait le plein de colère… »
Le procès de Cédric Herrou apporte un enseignement. Le pouvoir, qui nous reproche d’aider les plus fragiles, fermerait parfois les yeux si nous le faisions en silence et en cachette. Le procureur reproche à Cédric Herrou sa “communication”. Le New-York Times qui lui consacre un long article, puis un bout de sa page une à l’occasion de son procès, les reportages des journaux et des télés, une page Facebook, voilà qui est impardonnable !
Le pouvoir n’aime pas que l’on fasse savoir que sa police pourchasse les Juifs, euh pardon, les réfugiés. T’inquiète ! Marie-Laure, elle a beau paraître toute mimi sur la photo, le pouvoir lui a inoculé la rage. Elle va continuer ses maraudes nocturnes. Et elle va continuer à raconter ce qu’elle y voit. On est très beaucoup de mauvais esprits à l’avoir bien encouragée en partageant son compte-rendu du 9 janvier. Continuons à partager à tout va sur nos réseaux…


mercredi 8 novembre 2017

JUSTICE DE CLASSE

K. Lech, réalisateur : « Je filme la lutte des salariés de GM&S, c’est pour ça que j’ai été arrêté »

Récit publié par le réalisateur Kowalski Lech sur son arrestation alors qu'il filmait une action des ouvriers de GM&S en lutte pour leurs emplois, puis sa garde-à-vue humiliante pour le motif dérisoire de "rébellion" qui lui vaut de passer en procès le 15 novembre prochain.

Le pouvoir des images

Le 20 septembre dernier, j’ai été arrêté alors que je filmais les salariés de l’usine GM&S en lutte qui occupaient alors la préfecture de Guéret, une petite ville de la Creuse, en France, à des centaines de kilomètres de Paris, du pouvoir centralisé. J’ai été arrêté par des gendarmes, une force policière composée de personnels militaires et placée sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur.
Mon arrestation n’a pas été réalisée lors de mon évacuation mais une heure plus tard, par des policiers dirigés par le Directeur Départemental de la Sécurité Publique en personne.
Au moment où on m’a fait entrer à l’arrière d’une voiture de police, j’ai vu un gendarme empêcher un cameraman d’une grande chaîne de télévision française de filmer. Je suis vite arrivé au poste de police, mais pendant le trajet, un des policiers m’a arraché ma caméra des mains. Au poste, j’ai raconté comment s’était déroulée mon arrestation et ma déposition a été officiellement enregistrée. Des agents ont pris mes affaires personnelles, m’ont posé des questions relatives à mon identité et ont fouillé mes poches et mon portefeuille. On m’a retiré les cordons de mes vêtements et j’ai aussi dû enlever mes chaussures.
La pièce dans laquelle j’ai passé la nuit mesure 2,5 m sur 1,5 m. Un des murs, comme la porte, est en plexiglas épais. Des graffitis, des traces de crachats, de morve, de sang séché couvrent les autres murs peint en jaune insipide. Un des murs est flanqué d’un banc en bois. Des toilettes turques dans un coin – en clair : un trou dans le sol – en plein champ d’une caméra surélevée, hors d’atteinte et pourtant protégée dans une boîte en plexiglas. Un policier m’a dit que tout ce que je faisais était surveillé.
Juste au-dessus des toilettes, un lavabo. Pas de papier toilette. On m’a donné une couverture rêche, du jus et un repas froid passé au micro-onde. Une lampe halogène éclairait vivement la pièce en permanence.
Après une nuit sans sommeil, on m’a mesuré, on m’a pris mes empreintes et on a photographié mon visage, mon corps et mon tatouage. On a aussi prélevé mon ADN. J’ai demandé pourquoi ; l’une des deux fonctionnaires de police chargées de ce prélèvement m’a répondu que c’était « obligatoire ».
Suis-je un criminel ?
Plein de gens dans le monde souffrent de torts et d’humiliations bien plus grandes que celles que je viens de décrire. Mais je me dois de souligner que ces actions procédurales – la prise d’empreintes, les photos, le prélèvement d’ADN – ont été pratiquées avant même que je ne puisse plaider ma cause en justice. J’ai aussi appris par mon avocat que ces pratiques – le prélèvement d’ADN et le fait de garder cette donnée dans un fichier national – étaient remises en question par la Cour Européenne des Droits de l’Homme et que la France était sommée de les justifier par celle-ci.
L’infraction qui m’est reprochée a pour nom « rébellion ». Le 15 novembre prochain, je serai traduit devant le procureur de Guéret qui me demandera de reconnaitre ma culpabilité et d’accepter une peine pour une infraction que je n’ai pas commise. Il y a quelques jours, mon avocat m’a fait part des charges déposées contre moi. J’ai été choqué par les inexactitudes décrites par les gendarmes sur ce qui s’est passé avant, pendant et après mon arrestation. J’ai appris que la peine maximale encourue pour cette infraction était d’ une amende pouvant aller jusqu’à 35 000 euros, et deux ans de prison.
J’ai aussi découvert, dans le dossier pénal, que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de la Creuse mettait en cause un cameraman de France 2, l’accusant d’exciter les manifestants.
Je n’ose pas penser qu’en fait c’est le regard des médias qui dérange les policiers et qu’il faut nous évincer à tous prix pour que ce genre d’opération se déroule sans trace filmée.
La nuit que j’ai passée en prison a été révélatrice, en ceci qu’elle m’a donné l’occasion de réfléchir à ce que j’avais appris au cours de ces six derniers mois, pendant lesquels j’ai filmé les salariés de GMS en lutte. Macron, le président français, a dit de ces travailleurs qu’au lieu de « foutre le bordel », ils feraient mieux de chercher du travail. Des médias de masse, qui relaient le discours du gouvernement, décrivent ces salariés comme des dinosaures opposés aux progrès, des paresseux qui ne veulent pas travailler.
C’est loin d’être vrai. Certains de ces salariés travaillent là depuis 40 ans. L’âge moyen dans l’usine est de 50 ans. GM&S est comme une deuxième maison, pour eux. Aujourd’hui, ils se battent surtout pour conserver leur mode de vie qu’ils n’ont pu atteindre qu’après des années et des années de travail.
Avant sa disparition, GM&S était le deuxième plus grand employeur privé dans une des zones les moins peuplées de France. GM&S fabriquait des pièces détachées pour Renault et Peugeot surtout. Ça n’a pas toujours été le cas. Avant de devenir « GM&S », l’usine – qui a maintes fois changé de propriétaires et de nom – avait une activité plus diversifiée. Comme tant d’autres, elle a été détruite par la logique financière à sens unique de ses actionnaires consécutifs.
La lutte de ces salariés illustre en fait ce qui arrive aux ouvriers du monde entier, et cette histoire, leur histoire, porte bien au-delà du territoire français. En Australie, par exemple, les usines de fabrication automobile ont complètement disparu. Mais pendant la crise de 2008, qui a renfloué l’industrie automobile ? Les gouvernements, grâce aux fonds publics issus des impôts collectés auprès des citoyens. Comment une société ose-t-elle encore se dénommer ainsi, quand elle n’est plus qu’une agglomération de consommateurs ? D’où viendra l’argent pour consommer si les gens n’ont plus d’emplois ? Comment les actionnaires gèreront-ils ce dilemme ? C’est ce qui causera leur perte.
Dans le monde entier, les gouvernements sont incapables de gérer les problèmes sociaux abyssaux qui résultent de l’impact incroyable des multinationales sur nos vies. Pour moi, c’est très clair : nous, citoyens, avons perdu toute illusion de vivre en démocratie. Où sont les gouvernements, aujourd’hui, alors que les peuples ont besoin d’eux comme jamais ? Je filme la lutte des salariés de GM&S pour soulever ces questions. C’est pour ça que j’ai été arrêté. Les oligarchies ont peur de mes images. J’ai été arrêté parce que je suis un cinéaste indépendant qui filme la réalité du monde qui l’entoure.
Ce film est une coproduction Revolt Cinema/Arte France.

Commémoration de la Commune de Paris


Le Samedi 11 novembre 2017,

10 h 30 à Satory (78000 Versailles)


rassemblement devant le "Mur des Fédérés de Satory"

Le mur se situe à Versailles, au camp de Satory 78000 Versailles, au bout de la rue Guichard.
Seront représentés et prendront la parole les associations suivantes : 
       La Ligue des Droits de l’Homme des Yvelines, 
       L’association du Mur des Fédérés de Versailles/Satory, 
       L’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC78), 
       Les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871, 
       le Groupe Fernand Pelloutier de la Libre Pensée 78.

Le 23 Novembre 2017, à 14 h 30
À  l’Université du temps libre de Noisy-le-Grand

Claudine Rey, présidente d’honneur de l’association,
tiendra une conférence sur «Les femmes et la Commune »

Place de la Libération – Ville de Noisy-le-Grand


Du 7 novembre 2017 au 6 juillet 2018
aux Archives départementales du Val de Marne

Un vent de révolte souffle sur les archives départementales !

Salle Claire Berche 10 rue des archives à Créteil
Horaires : lundi de 13h30 à 17h30 et du mardi au vendredi de 9h à 17h30. Entrée libre
De la révolution de 1848 jusqu’à Mai 1968, revivez les grandes contestations et révoltes en Val-de-Marne avec
la nouvelle exposition des archives départementales. Plusieurs panneaux sont consacrés à la Commune.

LES RÉUNIONS DES COMMISSIONS :

Toutes se déroulent au siège, 46 rue des Cinq-Diamants, métro : Corvisart ou Place d'Italie.
Vous avez la possibilité d'y participer, il vous suffit d’appeler le secrétariat : 01 45 81 60 54.

Littérature :    le samedi 18 novembre à 10 heures

Finances :    le mercredi 15 novembre à 14 heures 30

Amitiés Communardes
                            
La commission communication