vendredi 23 février 2018

LA RÉSISTANCE GRECQUE EST DE RETOUR !


En plein mensonges médiatiques :

LA RÉSISTANCE GRECQUE EST DE RETOUR !
 
 
Depuis quelques semaines, vous l'avez sans doute remarqué, la propagande du pouvoir bat son plein au sujet de la Grèce. Les valets de Junker, Macron, Merkel et Moscovici veulent faire croire que l'austérité donne des résultats impressionnants en Grèce, que la croissance est de retour et que l'emploi revient enfin. Par exemple, dans cet article bidon du Parisien le 18 février (ci-dessus).
 
La croissance pour qui ? Uniquement pour le portefeuille des puissants qui viennent se payer à faible coût des hectares de bien commun, des montagnes, des plages, des usines en faillite et de la main d'œuvre en souffrance. Quels types d'emplois exactement ? Des boulots sous-payés, souvent sans couverture sociale, flexibles, précaires et corvéables à volonté.
 
Ce qui se passe en Grèce n'est pas une simple crise, mais un durcissement du capitalisme dans le cadre d'une société toujours plus autoritaire. C'est exactement ce qui est en train de se produire en France et ailleurs. Seul le rythme diffère.
 
L'autre chose à savoir sur la réalité grecque en 2018, c'est l'ampleur des nouvelles résistances. Dix ans après les premières émeutes de décembre 2008, les luttes et les créations d'alternatives ont évolué et ont pris de nouvelles formes.
 
Pour répondre aux mensonges des médias de masse occidentaux et pour vous montrer ces nouvelles actions du mouvement social, nous revenons, à partir de dimanche, avec un troisième film ! 
 
5 ans après Ne vivons plus comme des esclaves et 3 ans après Je lutte donc je suis, au terme de 15 mois de tournage et de préparation, la résistance grecque est de retour !
 
Le titre que nous avons choisi tous ensemble ? L'Amour et la Révolution !

Dans ce film, vous découvrirez de l'intérieur les actions de sabotage des groupes rebelles, le blocage des ventes de nombreux logements saisis à Thessalonique, la lutte contre le projet d'un nouvel aéroport en Crète qui prévoit d'arracher 200 000 oliviers, la reconquête de quartiers d'Athènes autrefois contrôlés par les néo-nazis, le soutien aux réfugiés, l'autogestion dans la solidarité et les contre-médias, la résistance d'Exarcheia devant les menaces de gentrification et d'évacuation du quartier, ainsi que plusieurs suprises ;-)
 
Les personnages et musiciens du film ont quelque chose à vous dire : l'Histoire n'est pas finie, ni en Grèce ni ailleurs ! Tenez bon !
 
Ne ratez pas le film L'Amour et la Révolution dans sa tournée à votre rencontre ! Voici les premières dates en présence du réalisateur, lrésumé du film, la bande-annonce longue, la bande-annonce courte et les dernières nouvelles à quelques heures de la première dans la grande salle du Méliès-St-François à St-Étienne, ce dimanche.
 
Merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidé, quelle que soit la forme !
 
Au plaisir de vous retrouver quelque part en France, Suisse ou Belgique, dans les prochains jours !
 
Maud, Yannis et toute l'équipe du troisième film
 

mercredi 21 février 2018

LA SNCF A CRÉÉ DES CENTAINES DE FILIALES POUR MIEUX PRÉPARER LE DÉMANTÈLEMENT DU TRANSPORT FERROVIAIRE

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Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra...
187 IL Y A 10 ANS, UN MILLIER AUJOURD’HUI DANS 120 PAYS !
En 2020, le transport ferroviaire en Europe sera totalement ouvert à la concurrence, et l’opérateur public historique se prépare depuis de longues années à la « concurrence libre et non faussée ».
Des myriades de filiales ont été créées, en France comme à l’étranger, réduisant les salaires, flexibilisant l’organisation, entamant le contingent des cheminots sous statut. Malgré les discours enthousiastes sur les bénéfices de ce basculement pour les « consommateurs », la réalité qui se profile ressemble davantage à un service de transport au rabais, ainsi qu’à des conditions de travail fortement dégradées pour les salariés.
Keolis, Geodis, Ouigo, Ouibus, Voyages-sncf, Effia, Altameris, Arep, Systra... La liste des filiales de la SNCF, en France et à l’étranger, pourrait être déroulée à l’infini, ou presque. Au nombre de 187 il y a dix ans, elles sont plus d’un millier aujourd’hui. À travers elles, la SNCF est présente dans 120 pays.
UN TIERS DU CHIFFRE D’AFFAIRES SNCF SE RÉALISE À L’INTERNATIONAL
En 2016, l’opérateur historique du train français réalisait un tiers de son chiffre d’affaires à l’international, contre 12 % il y a dix ans. « Le décollage a été rapide et la perspective, d’ici à 2022, est d’atteindre 50 % de l’activité de la SNCF en France, 25 % en Europe et 25 % dans le reste du monde », annonçait le 1er mai Guillaume Pépy, le président du groupe, aux micros d’Europe 1.
Depuis le 1er janvier 2015, le groupe est divisé en trois établissements publics à caractère commercial (EPIC) : SNCF réseau, qui gère les infrastructures, notamment les voies ferrées et la circulation des rames, SNCF mobilités, qui transporte les voyageurs et les marchandises sur ses trains, et SNCF tout court, la holding qui chapeaute l’ensemble. Chacun possède et crée ses propres filiales au gré de sa stratégie de développement, et du transfert d’une partie de ses activités vers ces sociétés privées.
PRIVATISATION LARVÉE ET VENTE À LA DÉCOUPE
Les filiales sont tout aussi présentes sur le territoire national, où elles couvrent des domaines d’activité très variés. Les travaux et la maintenance des voix sont confiés à Sferis, une filiale créée en 2012, tandis que l’aménagement et l’administration des gares reviennent à Gares et connexions.
Effia gère 115 000 places de parking en France, pendant qu’une dizaine de filiales labourent le marché de la logistique de marchandise. De cette myriade de sociétés émergent deux mastodontes : Keolis (SNCF Mobilités) et Geodis (SNCF Réseau). Ces deux géants emploient plus de 50 000 salariés chacun et possèdent à leur tour leurs propres filiales, créant un « mille-feuille » organisationnel difficile à cerner.
« La SNCF monte des filiales en face de chacune de ses activités », détaille Eric Meyer, secrétaire fédéral du syndicat Sud-Rail. Pour le syndicaliste, la stratégie de l’opérateur public est de « mettre en concurrence la maison mère avec ses propres filiales, et de contourner la réglementation du travail ». Prêt de la moitié des 30,5 milliards de chiffre d’affaires du groupe est déjà réalisé dans les filiales.
AU SEIN DE LA SNCF IL N’Y A PLUS D’ACTIFS, TOUT A BASCULÉ DANS DES SOCIÉTÉS PRIVÉES
« Au sein de la SNCF, il n’y a plus d’actifs. Les wagons, les machines ou l’immobilier sont basculés vers des sociétés privées. Dans l’entreprise publique, il ne reste que la dette et le personnel. » Une drôle de répartition. Pour la maison mère, les coûts de la dette de 50 milliards d’euros, et de la rémunération du personnel. Pour les sociétés privées dépendant du groupe, la conquête des marchés et des bénéfices. Un indice révélateur d’une privatisation larvée, qui accompagne la libéralisation progressive du secteur.
LES FILIALES SNCF CONCURRENCENT LA MAISON MÈRE
Pour la CGT cheminot, l’affaire ne fait pas de doutes non plus : « Les filiales se multiplient dans le monde entier, elles atteignent le chiffre record de 1 250, le recours à la sous-traitance explose, les externalisations sont nombreuses » dénonçait le syndicat dans un tract du 23 mai 2017. Pour la Confédération générale du travail, le syndicat historique du chemin de fer, la SNCF est bel et bien sur les rails de la privatisation.
L’ouverture à la concurrence commence avec le fret, puis s’étend au trafic international de voyageur en 2009. En 2020, les lignes à grande vitesse pourront être commercialisées par de nouveaux opérateurs, suivies en 2023 des lignes TER et Intercités. La décision a été entérinée à une courte majorité par le Parlement européen à dominante conservatrice, le 16 décembre 2016. L’opérateur public y voit « une opportunité » et ambitionne de devenir le numéro un des mobilités en Europe.
OUICAR ET OUIBUS, LA SNCF CRÉE DES SOCIÉTÉS PRIVÉES
À cette fin, l’entreprise se diversifie, rachète ou crée des sociétés privées comme Ouicar et Ouibus, lancées pour couvrir les marchés de la location de voitures entre particuliers, et du transport en autocar. Pour Véronique Martin, secrétaire fédérale de la CGT Cheminot, la direction cherche « l’augmentation des marges bénéficiaires, loin des préoccupations de développement du réseau ferroviaire et des besoins de transport des populations. »
FILIALISATION DE LA SOCIÉTÉ POUR MOINS DE CHEMINOTS
« Il y a une stratégie de la direction visant à filialiser de plus en plus d’activités qui pourraient être réalisées par des cheminots », explique la responsable fédérale CGT, prenant pour exemple Sferis (travaux et maintenance des voies). En jeu, la baisse des coûts de production. Les personnels de la filiale ne bénéficient pas du statut de cheminot et ne sont pas soumis aux mêmes réglementations. Tout cela est à l’avantage du groupe SNCF, dont les bénéfices pour 2016 s’élèvent à 567 millions d’euros.
« La direction justifie la baisse des coûts et la course à la rentabilité par l’arrivée de la concurrence. Limitée par le statut des cheminots, elle filialise pour réduire leur effectif. » Leur nombre n’a cessé de baisser depuis quinze ans, passant de 178 000 en 2003 à 148 000 en 2016.
115 000 SALARIÉS HORS STATUT DANS LES FILIALES
Les filiales emploient de leur côté autour de 115 000 salariés hors statut, un nombre en constante augmentation. Le recours à des emplois précaires se généralise à travers l’emploi de CDD, d’intérimaires, y compris dans la maison mère. Le recours massif à la sous-traitance notamment sur le réseau, complète le tableau de la précarité à la SNCF.
CHEMINOTS DÉPOSSÉDÉS
« Les conditions de travail et la qualité du service rendu aux usagers se dégradent. Les cheminots se sentent dépossédés de leur métier », dénonce Véronique Martin. Un malaise que confirme Eric Meyer de SUD-Rail : « Les salariés ne voient plus d’utilité à leur travail, ils n’ont plus de perspectives. On leur dit qu’ils coûtent trop cher, alors que la productivité a augmenté de 40 %. » Suite à de nombreux accidents graves et à plusieurs suicides en début d’année, les fédérations syndicales CGT, CFDT, SUD-Rail et UNSA ont déposé une alarme sociale après de leur direction au début du mois de juin.
KEOLIS, FILIALE XXL AU MANAGEMENT RUGUEUX
Au 1er juillet 2017, Transkeo – filiale de Keolis et SNCF participation – exploitera la ligne de tram-train T11 express, destinée à relier la gare du Bourget à celle d’Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Capable de circuler à la fois sur des voies de tramway et celles du train, la T11 express sera la première ligne SNCF du réseau Transilien à rouler sans cheminot. Annonçant des coûts réduits de 40 %, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a attribué le marché à la SNCF, qui l’a ensuite confié à sa filiale de droit privé. Les conducteurs seront polyvalents, la vente des billets s’ajoutant à la conduite des rames et à la sécurité des voyageurs. Une inflation de tâches pour une déflation salariale, la centaine de salariés de Transkeo étant moins payée que les cheminots à statut.
KÉOLIS, FILIALE SNCF DE DROIT PRIVÉ = 58 300 SALARIÉS , 23 000 BUS, 5800 TRAINS DANS 16 PAYS
La maison mère de Transkeo, Keolis, exploite déjà 240 km de métro, 660 de tramways et 5800 de trains dans 16 pays. Elle possède une flotte de 23 000 bus et investit dans d’autres modes de déplacements : vélo, covoiturage ou navettes maritimes et fluviales.
Avec 58 300 salariés, c’est une filiale géante détenue à 70 % par la SNCF, avec une participation de la Caisse des Dépôts du Québec à hauteur de 30 %. Avec la ligne T11 express, Keolis prend des parts de marché à l’entreprise publique, et se positionne en vue des autres projets du Grand Paris. Elle convoite les lignes T12 et T13 (tram express à l’ouest et au sud de la région parisienne), prévues pour 2021.
Cet appétit se double d’une gestion managériale rugueuse, avec un recours immodéré aux conseils de discipline. Les comparutions de salariés devant ces instances auraient ainsi augmenté de 500 % dans les transports urbains d’Orléans, selon le syndicat Sud-TAO, pour qui « les conducteurs avec de l’ancienneté et adhérents à un syndicat sont visés ». Les syndicalistes pointent des situations ubuesques, comme ce chauffeur convoqué à un conseil de discipline pour avoir transgressé un ordre. En cause : un changement de chemise tachée de sang, après avoir secouru un enfant percuté par un tram.
OUIBUS, LA SOUS-TRAITANCE TOTALE
La situation des salariés de SNCF C6, filiale gérant la marque Ouibus, n’est pas meilleure. Créée en 2012 pour occuper le marché du bus, la compagnie offre dans un premier temps des conditions attractives pour attirer les chauffeurs recrutés chez ses concurrents. Depuis, l’entreprise s’est développée en faisant appel à la sous-traitance pour exploiter des liaisons transnationales. Une tendance accentuée depuis 2015 et le vote de la loi Macron déréglementant les lignes de ville à ville. «
Plus de 80 % des lignes Ouibus sont exploitées par des sous-traitants », relève Rémy Haddad, délégué syndical CGT au hub de Lille. Inquiet de voir se développer le recours à des franchises, il prophétise une évolution de Ouibus vers un modèle de type plateforme. Les lignes pour les sous-traitants et les franchisés, la vente des billets et l’administration pour SNCF C6.
DE OUIBUS EN FAURE EXPRESS
Des craintes confirmées par la décision de Ouibus fin 2016, de transférer son activité lyonnaise vers Faure Express, un exploitant franchisé. Les lignes, les bus et les chauffeurs font partie du voyage. Les sites restants à Lille et Paris pourraient suivre. À Lyon, la direction s’est donné les moyens de liquider l’activité et surtout ses conducteurs.
Démission préalable afin d’intégrer une formation en vue d’un reclassement pour les uns, prime de départ volontaire de 6 000 euros pour d’autres, et injonction à se présenter chez Faure Express le 5 juin pour les derniers irréductibles. Refusant les pertes de salaires d’environ 600 euros consécutives à leur basculement chez un franchisé, ils font maintenant l’objet de la part de Faure Express d’une procédure de licenciement.
La CGT Cheminot a alerté les présidents de SNCF C6, de la SNCF... et de la République. Elle envisage, avec les salariés, de saisir les prud’hommes. Mais la déréglementation en cours dans le droit du travail ne devrait pas les aider dans leur combat.
Avec Stéphane Ortega / Rapports de force

vendredi 16 février 2018

« Balance ton Hashtag » et luttons ensemble !

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Grâce à Hashtag la parole des femmes se libère partout à travers le monde...

Tant mieux si cela permet une plus grande prise de conscience quant à l'étendue et à la gravité des atteintes portées aux droits des femmes à travers le monde.

Pour autant, je ne suis pas sûr que cette marée planétaire suffise à elle seule à abolir plus de 3 000 ans de soumission de la femme à l'homme, à mettre un terme aux harcèlements et aux agressions sexuelles.

Notre société s'effondre sur ses bases ; elle est à repenser totalement sur d'autres fondations que les rapports de domination. Il est à souhaiter qu'elle repose enfin sur des principes d'égalité et de solidarité.

Mais ce ne sont pas les réseaux sociaux qui vont nous mener à l'émancipation de chacun, quel que soit son sexe.

D'autre part, considérer que la majorité des « mecs français n'en mène pas large ou crie à la guerre des sexes, à la délation, à la diffamation, à l'amalgame ou à la loi du lynch » est réducteur. Il y a aussi des hommes qui s'interrogent sur comment sortir de cet impasse où ils se sentent également enfermés !

Parce que nés hommes nous serions des prédateurs par nature, par définition et par destination ?

Nous ne serions déterminés que par nos sexes, l'un dominant fatalement l'autre,sans espoir d'émancipation !

Si cela était, inutile de s'étendre sur le sujet, autant assumer ou disparaître !

Les agressions sexuelles sont une oppression de plus, subies essentiellement par les femmes, dans une société où le système capitaliste s'appuie sur ses deux serviteurs zélés que sont l'Etat garant de la soumission temporelle et la religion garante de soumission spirituelle. L'une et l'autre sont complémentaires et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le patronat, sous couvert de défense de la laïcité, se préoccupe autant de religion dans l'entreprise.

Les deux, l'Etat et la religion tentent de soumettre les femmes non seulement aux hommes mais surtout à un système qui tente de soumettre nos consciences et d'aliéner nos vies en nous opposant les uns aux autres, en faisant des uns les prédateurs des autres...

Ils ont et sont le Pouvoir et nous sommes les victimes !

L'état de soumission et d'exploitation dans lequel baignent les femmes comme les hommes est bien à mettre en rapport avec le Pouvoir : y a t-il un rapport entre la culture machiste justifiant la domination masculine et la domination sociale politique et économique ?

Non seulement il y a un rapport mais le patriarcat s'appuie sur ces deux socles.

La culture machiste est historiquement liée à l'apparition des religions monothéistes faisant de la femme l'inférieure de l'homme. Le capitalisme n'a eu qu'à s'appuyer sur ce dogme pour asseoir l'exploitation économique : ainsi la propriété des moyens de production comprend la propriété de l'être inférieur, la femme.

Pour preuve depuis quand la femme a t-elle le droit d'avoir un chéquier ?

De diriger un commerce sans le consentement de son mari ?

Comment détacher les oppressions sexuelles des oppressions économiques quand la majorité des abus, agressions, harcèlements et viols ont lieu dans des lieux du monde socio-économiques où, des hommes essentiellement usent à souhait du pouvoir que leur confère leur statut socialement reconnu par l'ensemble de la société :

  • Le formateur, l'enseignant profitant de son statut par rapport aux élèves, enfants ou adultes, qui lui sont confiés,
  • L'éducateur spécialisé travaillant auprès de personnes handicapées en milieu fermé,
  • Le chef de service hospitalier dirigeant une équipe d'infirmières,
  • Le petit patron chef de quelques dizaines d'employées,
  • Le gérant de grande surface régnant sur quelques dizaines de caissières,
  • Le prêtre diffusant la parole de l'évangile aux chères petites têtes blondes,
  • Le responsable associatif faisant la pluie et le beau temps auprès des adhérents,
  • Le dirigeant sportif initiant les enfants et les jeunes,
  • Le leader politique vénéré par les militants,
  • L'officier commandant les jeunes recrues dans sa caserne, etc.

Et que dire du militaire, militant d'ONG profitant d'une mission de protection de civils pour échanger nourriture contre fellation !



Dans toutes ces situations des délits et crimes sexuels sont commis, connus et tolérés par autant de femmes que d'hommes. Comment se fait-il par exemple que des femmes se disant croyantes et pratiquantes « nous assourdissent de leur silence » face aux agressions sexuelles commises, couvertes et étouffées par l'institution catholique ?

Je ne leur reproche pas de croire en dieu mais de se taire face aux crimes commis envers leur progéniture !

Là comme ailleurs « le silence des pantoufles permet le bruit des bottes », autrement dit, le silence de la majorité permet l'abus de pouvoir d'une minorité.

Il existe heureusement des hommes qui, refusant toute fatalité, cherchent à agir, ne confondant pas culpabilité et responsabilité !

Je ne suis pas le seul à penser que seule une révolution sociale et libertaire peut nous aider à nous émanciper de 3000 ans de soumission.

Tant que le système capitaliste perdurera, tant que les religions et l'Etat tenteront de nous soumettre, les femmes comme les hommes continueront de subir les violences sociales, économiques et sexuelles.

Il n'y a pratiquement pas de paix dans le monde ; celui-ci donne à voir deux situations de guerre : la guerre sociale ou la guerre tout court, celle-ci ne faisant que légitimer encore plus les agressions faites aux femmes comme aux hommes.

Supprimons le Pouvoir et nous aurons, espérons-le, moins de violences sexuelles ; nous aurons du moins une justice rendue par la société civile et non par une justice de classe exercée par une minorité de femmes et d'hommes contre une majorité de femmes et d'hommes.

mardi 13 février 2018

Préavis de grève à la Cour nationale du droit d’asile contre le projet de loi immigration

Plusieurs syndicats d’agents et d’avocats ont déposé un préavis de grève pour mardi afin de dénoncer le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté le 21 février en conseil des ministres

Ils dénoncent un projet de loi « inique ». Plusieurs syndicats d’agents et d’avocats intervenant à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont déposé un préavis de grève pour mardi 13 février afin de dénoncer le projet de loi sur l’asile et l’immigration qui sera présenté le 21 février en conseil des ministres.

« Le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif poursuit et renforce une logique productiviste » et « porte durement atteinte tant aux droits des demandeurs d’asile qu’aux conditions de travail des 434 agents de la CNDA », affirment l’UNSA, FO et la CGT.
La CNDA est chargée de juger les recours formés par les demandeurs d’asile déboutés par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

« Réduire les droits des réfugiés »

En parallèle, les avocats intervenant à la CNDA à travers l’association Elena, un réseau d’avocats pour le droit d’asile, ont lancé un mouvement de grève des audiences pour mardi aussi, afin de dénoncer un projet de loi « qui n’a pour objectif que de réduire les droits des réfugiés et, notamment, leurs droits à une défense digne ».
Les avocats estiment :
« Chacun sait que la diminution du délai pour déposer sa demande, la réduction du délai pour exercer son droit à recours, l’absence de caractère suspensif de la plupart des recours, la multiplication des décisions rendues par ordonnance et le recours à la visioconférence sont autant d’atteintes aux droits des justiciables les plus vulnérables et aux droits de la défense. »
« La grève devrait être suivie à 100 % », a affirmé Sylvain Saligari, avocat membre d’Elena. Les syndicats de la Cour nationale du droit d’asile appellent aussi à une « déprécarisation » des agents contractuels et « une diminution de la charge de travail ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/02/12/preavis-de-greve-a-la-cour-nationale-du-droit-d-asile-contre-le-projet-de-loi-immigration_5255619_1654200.html#CM7KSLd5dQFle8Ou.99



vendredi 9 février 2018

Trouvera-t-on des salopards pour dire que les gosses isolés dans la rue ont choisi de vivre sans leurs parents ?

Trouvera-t-on des salopards pour dire
              que les gosses isolés dans la rue ont choisi de vivre sans
              leurs parents ?

L’hiver est cruel qui a révélé la noirceur des salopards sur la neige. Leur faire rendre gorge devient désormais une urgence de salubrité humaine.

Près des poubelles, c’est un homme !
              Et à l’abri de la neige, c’est sa femme !

Derrière les déclarations irresponsables d’un ministre salopard, la réalité tragique des sans-abris en pleines rigueurs hivernales. Un témoignage sur le terrain d’Aline Pailler,  journaliste engagée.


L’appel de Marie-Laure Malric : au
              secours, ils dorment dehors par ce froid !

Un mal français : entre le mal
              logement et les treize-mille morts de la rue