mercredi 15 août 2018

Dites-moi où en quel pays existent des lois sexistes absurdes et surréalistes (*)...

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En matière de misogynie et de lois sexistes les « merdias » montrent essentiellement du doigt les pays arabo-musulmans...
Tout le monde connaît en effet cette célèbre déclaration du Cheikh saoudien, Saleh Al-Luhaidnan :
"Les femmes qui conduisent souffrent de problèmes aux ovaires et donnent naissance à des nouveaux-nés difformes".
C'est aussi l'odieuse déclaration de Habib Ellouze, député tunisien :
« L'excision ne supprime pas le plaisir féminin, l'Occident exagère, c'est une opération esthétique ».
Sans commentaire !
Par contre connaissez-vous les lois et interdits sexistes cités ci-dessous ? 
Ils ne sont pas le fait de pays du Moyen-Orient mais d'Etats américains :
  1. Au Michigan, la loi proclame que l'homme est propriétaire des cheveux de sa femme,
  2. En Arkansas, une femme peut être battue une fois par mois,
  3. Dans le Minnesota, une femme qui se déguise en Père Noël risque trente jours de prison (?),
  4. Au Missouri, une femme n'a pas le droit de porter un chapeau susceptible d'effrayer les oiseaux et les enfants (?),
  5. Dans l'Etat de l'Oregon, la loi interdit la musculation aux femmes,
  6. En Caroline du Nord, les femmes doivent être couvertes par au moins 15 cms de tissu,
  7. En Floride, les femmes célibataires sont interdites de sauter en parachute le dimanche matin (?),
  8. Au Tennessee, une femme n'a pas le droit de donner un rendez-vous à un homme,
  9. Dans l'Illinois, une femme de plus de 100 kilos n'a pas le droit de faire du cheval en short,
  10. Dans le Montana, il est interdit à la femme d'ouvrir le courrier de son mari,
  11. En Arizona, il est illégal pour une femme de porter un pantalon,
  12. Dans l'Etat de Washington, dans les transports en commun, une femme désirant s'asseoir sur les genoux d'un homme doit mettre un coussin entre eux.
Non, tout cela ne relève pas d'un canular, il s'agit d'interdits, de lois censés être toujours en application en 2018 aux USA ! Même si l'on peut supposer une non-application au regard de l'absurdité de la plupart de ces interdits et lois sexistes, il n'en demeure pas moins qu'ils existent...dans la "plus grande démocratie" du monde !

Afin de ne pas être accusé d'anti-américanisme, voici quelques autres exemples :
  1. Dans le micro-Etat du Vatican, les femmes n'ont ni le droit de vote, ni celui de divorcer ,
  2. En Turquie, la femme n'a pas le droit de chercher du travail et d'avoir un emploi sans l'accord de son mari,
  3. En Inde, en cas d'impossibilité de paiement, un homme peut mettre sa femme en gage de garantie, jusqu'à que ses dettes soient payées,
  4. Au Swaziland (Afrique australe), il est légalement interdit aux femmes de porter autre chose que des jupes ou des robes,
  5. Au Yemen, les femmes doivent avoir la permission de leur mari pour sortir de chez elles,
  6. En Russie, en janvier 2017, les députés ont voté une loi dont le texte prévoit de commuer en peine administrative les actes de violence dans le cercle familial qui n'engendrent pas d'hospitalisation,
  7. En Afghanistan, les femmes n'ont pas le droit de se maquiller ni de porter des talons afin de ne pas attirer le regard d'un homme. Des femmes ont déjà eu le doigt coupé pour avoir mis du vernis à ongles,
  8. Jusqu'en 2014, au Maroc, les accusations de viol pouvaient devenir invalides si les deux parties se mariaient ensemble. En mars 2013, une jeune marocaine s'est suicidée après avoir été contrainte de se marier avec son violeur. Si cette loi à été abrogée au Maroc, elle reste en place au Liban,
  9. En Somalie, depuis 2009 les femmes n'ont plus le droit de porter un soutien-gorge, sous peine d'être fouettée. Les Chebab somaliens qui ont proposé cette loi misogyne indiquent que le soutien-gorge accentue les formes féminines et suscite des désirs sexuels,
  10. L'Iran a interdit 77 filières universitaires aux femmes au sein de 36 facultés du pays. Selon un responsable, certains domaines d’études ne sont pas "adaptés à la nature de la femme" tandis que les autorités religieuses estiment que l'apprentissage ferait baisser le taux de natalité,
  11. En Inde, un mari peut disposer du corps de sa femme comme bon lui semble. Encore faut-il qu'elle ait 15 ans ou plus. Il peut donc la violer quand il le souhaite sans qu'elle ne puisse prévenir les autorités.

Bienvenue au Moyen âge partout sur cette planète !



(*) source Siné mensuel, journal « Marie Claire » et divers sites.

dimanche 5 août 2018

La dicature, vous la préférez douce ou dure ?

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De la même façon que Al Capone n'est pas tombé pour ses crimes mais pour fraude fiscale, Alexandre Benalla ne tombera pas pour des faits de violence avérés mais,
peut-être, pour des problèmes de procédure interne au fonctionnement de l'Etat.
Rendez-vous donc à la rentrée pour la reprise des hostilités politico-mediatico-judiciaires, qui seront bien utiles pour ne pas avoir à parler des projets de réformes « Cap 21 » à venir...


Dans « l'affaire Benalla » ce n'est pas le fond qui gêne mais la forme : ce n'est pas la violence répétée de la « petite frappe macronienne » qui a ému les politiques et les médias, mais le fait qu'il n'était pas expressément mandaté pour violenter une femme, tabasser un homme à terre.
Benalla n'est qu'un petit soldat de la star-up France dirigée par le banquier Macron au services des actionnaires du CAC 40.

Dont acte ! Il n'y aura jamais de procès pour violence policière, celle-ci étant totalement intégrée et admise dans notre société en particulier depuis qu'elle se trouve légitimée par l'état d'urgence dont l'usage, on le voit bien, vise essentiellement les « terroristes de l'intérieur » que sont les opposants politiques.
N'importe quel manifestant sait combien il est devenu dangereux de défiler aujourd'hui, combien les scènes de violences policières relèvent du quotidien.

En corollaire, on connaît également la honteuse complicité de la majorité des médias de plus en plus flagrante. Plutôt que de donner à voir les exactions des forces de l'ordre, ceux-ci se complaisent dans la désignation de coupables désignés par avance par le pouvoir : les étudiants présentés comme manipulés, les voyous descendus des cités ou encore les dangereux casseurs cagoulés du « black blok ».
Sans contre information, sans recul, sans volonté il faut bien le dire, le citoyen lambda ne retient de la manifestation parisienne que les vitrines cassées et les façades de banque taguées.

Le triptyque « Manipulation, Désinformation, Répression » devrait être inscrit au fronton de cet ersatz de démocratie qui se fait encore appeler République, Vème du nom !...
Mais pour que tout cela fonctionne, pour que des dérives de plus en plus graves, de plus en plus visibles apparaissent sans que cela ne bouleverse l'opinion, il faut des dérivatifs à la pensée collective !
Le « silence des pantoufles » ne peut accepter et légitimer « le bruit des bottes » qu'en échange de compensations...
Aldous Huxley, il y a près de 80 ans, en 1939 avertissait :
« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude ... »

Car il s'agit bien de cela : pour que les blessés, les mutilés et les morts victimes des violences policières ne provoquent pratiquement aucune colère, il en faut des produits de consommation et des distractions...Il en faut des remises de prix, des publicités, des Stéphane Bern, Hanouna, Nagui et autres Patrick Sébastien...
Avec la consommation, en plus de la chaîne du salariat les travailleurs portent une deuxième chaîne à leur cou, chaîne il faut bien le dire, allégée par les « Années bonheur » du samedi soir à la télévision sur « France de mes 2 »...

Huxley précisait les conditions d'une « bonne dictature » :
« Pour étouffer par avance toute révolte...il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes...Ensuite réduire de manière drastique l'éducation pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle...Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter...(Il suffit) que l'accès au savoir devienne de plus en plus élitiste, que le fossé se creuse entre le peuple et la science et que l'information destinée au grand public soit anesthésié de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie...diffuser massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l'émotionnel et l'instinctif. Occuper les esprits avec ce qui est futile et ludique... ».
Chacun peut à loisir trouver des dizaines d'exemples dans notre société actuelle...
Sans commentaire !
Alors,
  • Comment qualifier un pays où l'information est tellement déformée que l'on sait d'avance qu'il y aura impunité pour les auteurs de crimes commis sous l'uniforme ?
  • Comment nommer un pays où, même si les faits réussissent à passer à travers les filtres et barrages officiels, la majorité des citoyens restera silencieuse trop occupée à consommer et à se distraire ?
  • Comment dès lors doit-on appeler une société où éborgner, mutiler, tuer peut pratiquement se dérouler sans que cela n'interpelle outre mesure la conscience collective ?
Dictature douce, dure ?

Le mouvement social, c'est à dire la mobilisation d'une infime minorité de la population, avec toutes ses difficultés à exister, ne peut dans ces conditions que s'effacer et laisser la place aux images chocs garantissant un bon audimat, aux articles véhiculant la bonne conscience nationale.

La triste réalité est que même si « quelque part » telle femme, tel homme ressent l'oppression qui lui est faite en tant que travailleur, citoyen, il, elle, par impuissance transfère sa haine non pas vers les responsables au pouvoir mais vers ceux qui manifestent justement contre ce pouvoir. Quand des cheminots en grève pour un meilleur service public se trouvent insultés par ceux-là même qui devraient les soutenir, des travailleurs et usagers comme eux, on mesure les dégâts du corporatisme. A qui la faute si ce n'est aux grandes centrales syndicales qui n'ont de cesse de prôner les luttes corporatistes alors que l'heure est à la grève générale depuis des lustres...

Par inculture politique et inconscience de classe, par peur et par lâcheté, la grande masse se comporte en vraie collaboratrice de sa propre soumission !
Cela, l'Etat le sait depuis toujours d'où les attaques contre l'éducation, l'enseignement de l'histoire etc.
Il est effrayant de constater comment en une seule génération, l'Etat a pu effacer des décennies de conquêtes sociales, a pu s'acharner à effacer des pans entiers de notre mémoire collective...

Humour noir !
  • Cette situation est le fait d'un gouvernement, d'un homme élu avec moins de 18% des électeurs au premier tour en 2017 !
  • Cette situation est celle où un homme Emmanuel Macron peut se flatter d'avoir été élu avec le soutien objectif de la gauche parlementaire et de la complicité objective des grandes centrales syndicales  !
Rappelons-nous le slogan d'alors : faire à tout prix barrage à Marine Le Pen...
Cherchez l'erreur !

En fait de barrage, des responsables politiques, des « militants de gauche », des « progressistes » ont permis que se réalise à nouveau une alliance objective du libéralisme avec l'extrême droite.
Cela n'est pas nouveau et en 2018 elle a pour nom le macronisme !

Alors, dictature douce, dure ?
On sait que le capitalisme s'est toujours accommodé du fascisme quand celui-ci pouvait lui permettre de surpasser ses contradictions et ses crises internes. Jusqu'à, comme le disait Jaurès, n'entrevoir plus que la guerre comme moyen de survie !

Encore une fois, loin des atermoiements des médias, le visage de l'extrême droite n'est pas celui que l'on croit. Les gesticulations, les propos vulgaires et nauséabonds d'un Jean Marie Le Pen ont surtout servi à cacher l'essentiel : les dérives ultra-autoritaires, extrémistes d'un modèle de société plus près du fascisme ordinaire que de la république voulue par nos anciens en 1789.

Il n'aura fallu que quelques décennies pour que le capitalisme acquière une puissance absolue. De Mitterand à Macron, l'Etat est arrivé progressivement à n'être plus que l'outil au service exclusif du Capital, à ne plus représenter que la caste des possédants, à se permette n'importe quelle dérive, n'importe quel dérapage sans avoir de compte à rendre a quiconque. L'Etat peut aujourd'hui éliminer toute contestation y compris par le crime...

Il est temps de reconnaître qu'aujourd'hui les vrais radicalisés ne sont pas les étudiants, les travailleurs qui se soulèvent mais qu'ils sont au pouvoir, élus par le peuple !
Les vrais terroristes sont au pouvoir.
Partout, la guerre sociale menée par le capitalisme annonce une vraie guerre, dernière solution pour lui permettre de rebondir, comme en 14, comme en 39...

Enfin, et ce n'est pas rassurant, l'atmosphère de « dictature douce » risque de n'être que les prémices d'un vrai retour au fascisme tel que nos parents l'ont connu. Les bruits de fond se font de plus en plus entendre non seulement en France mais à travers toute l'Europe, de l'Italie à l'Autriche en passant par la Hongrie.

Benalla n'est pas ce que l'on voudrait nous faire croire, « le ver au milieu du fruit » pour la bonne raison que le « fruit Vème République » est pourri depuis ses origines.

Douce ou dure, à chacun de qualifier ce qui s'apparente de toute manière à une vraie dictature !

mardi 31 juillet 2018

dimanche 22 juillet 2018

Affaire Alexandre Benalla : naïveté ou hypocrisie générale


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Au fait, qu'est-ce qui pose problème ?
Que Monsieur Benalla ait tabassé un manifestant à terre, malmené une femme ou que, n'étant pas flic, il n'avait pas à intervenir en soutien aux C.R.S. ?
Il y a bien deux niveaux de bavure :
  • l'acte de violence délibérée de la part d'un agent de l'Etat au plus haut niveau,
  • le fait que cet acte soit commis par un agent non missionné pour intervenir.
Les médias et hommes politiques, de droite en particulier, hurleraient-ils au loup si Monsieur Benalla avait commis la même bavure sous l'uniforme de C.R.S. ?

Cela étant, dans les deux cas à gauche comme à droite nos responsables politiques semblent découvrir que l'exercice du pouvoir, de l'Etat s'accompagne depuis toujours de ces deux formes de violence. D'un côté, la vitrine officielle, de l'autre celle, officieuse qui est chargée de faire le sale boulot qui ne peut être confié aux forces de l'ordre de la République !

Ces polices parallèles, ces obscures officines où grouillent mercenaires et barbouzes de tout poil ont toujours été présentes, dans l'ombre de l'Elysée et de Matignon. En bon « Chiens de garde », au coup de sifflet des hommes ont commis les pires crimes au nom de l'intérêt supérieur de la Nation ! Tel un iceberg, on ne connaît certainement qu'une infime partie des assassinats politiques, des scandales politico-mafieux commis dans cette Vème République née d'un coup d'Etat en 1958.

Toutes ces violences, de la bavure policière à l'assassinat politique ne sont que l'ADN du Pouvoir ! Le Pouvoir est Violence permanente !
Petit tour d'horizon :
  • Le pouvoir gaulliste a été impliqué dans la « disparition » en octobre 1965 en France du leader Medhi Ben Barka opposant socialiste au roi Hassan II ; ce pouvoir a su utiliser les services du politico-mafieux Charles Pasqua, de son Service d'Action Civique (S.A.C) pour alimenter les caisses du Parti gaulliste grâce à des attaques de banque,
  • Le pouvoir pompidolien a été mêlé en octobre 1968 à l'assassinat de Stefan Markovic, voyou notoire, militant d'extrême droite et organisateur de « parties fines » pour hommes politiques et administrateurs de l'Etat,
  • Que dire de la complicité giscardienne avec le dictateur et psychopathe Bokassa ( cf.« L'Affaire des diamants en octobre 1979), sans oublier la mort plus que suspecte de son ministre Robert Boulin le même mois,
  • Le grand leader socialiste Mitterand n'a rien eu à envier à ses prédécesseurs avec la mort d'un homme lors du coulage en juillet 1985 du navire de l'organisation écologique Green peace, le « Rainbaud warrior »,
  • « L'intouchable » Jacques Chirac, pourrait ouvrir un magasin pour y vendre toutes les casseroles qu'il traîne depuis des décennies en toute impunité,
  • Idem pour Nicolas Sarkozy et François Hollande, auteurs de dizaines de scandales politico-financiers, couvrant de multiples bavures policières, coupables de complicité active active avec les dictateurs du Moyen orient,
Dans toutes ces affaires des hommes de l'ombre ont oeuvré sous la responsabilité directe des chefs d'Etat et de leurs officines gouvernementales : de l'intimidation aux menaces en passant par la corruption, le chantage ou l'assassinat, la panoplie des « actions officieuses » est très large...
C'est donc être bien naïf, bien hypocrite que de s'apercevoir tout à coup que des actes sont commis par des hommes de main, hors de « tout contrôle démocratique » !
Et il faut être également bien naïf, surtout bien hypocrite pour s'insurger contre des violences policières alors que celles-ci sont bien admises quand elles sont commises par les officielles forces de l'ordre de l'Etat démocratique et républicain !
Réprimer, bastonner oui, mais sous contrôle démocratique...

S'alarmer aujourd'hui du comportement du barbouze Benalla, relève donc de l'hypocrisie absolue :

En 10 ans, il y aura eu 47 décès liés aux violences policières et aucun flic ou gendarme n'est en prison ! Cherchez l'erreur.

Ceux qui s'insurgent aujourd'hui à l'Assemblée auront, quand ils seront au pouvoir demain, les mêmes « Gardes prétoriennes » à leur service...Comme Bob Denard, le barbouze français au service de plusieurs gouvernements, du Général De Gaulle à François Mitterand et impliqué dans la plupart des coups d'Etat en Afrique, ainsi que dans le génocide au Rwanda !

Pendant que les pleureuses du Parlement s'agitent, au dessus de l'écran de fumée Benalla, le banquier Macron patron de l'entreprise France prépare la rentrée politique. Dans le cartable et après la « casse du rail », les plans de réformes de la sécu, des retraites, de l'assurance chômage, la révision constitutionnelle etc.

Bonnes vacances

mercredi 18 juillet 2018

Lettre ouverte aux « fouteux »









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Alors, heureux ? Vous l'avez votre victoire !
La France à nouveau championne du monde de football, 20 ans après 1998, a sa deuxième étoile. C'est pas comme l'anniversaire des 50 ans de Mai 1968 quand le mois de Mai 2018 aura rassemblé moins de manifestants que dans un stade de coupe du monde !

Bon d'accord, vous avez le droit d'aimer le sport, le foot en particulier et d'être heureux de la victoire des bleus, mais de là à transformer la joie naturelle et bon enfant en hystérie collective au demeurant bien cadrée par le pouvoir et bien entretenue par les médias....
Lors de la descente des Champs Elysées, il ne manquait plus que l'archevêque de Paris pour bénir la ferveur populaire et que sonnent toutes les cloches de toutes les églises de France ! Avec la réception au Palais de l'Elysée cette démonstration avait un parfum de « fumet nazional » humé il n'y a pas si longtemps !

Mais le pire c'est quand vous expliquez et justifiez votre participation à cet « orgasme collectif »  : « Cà fait du bien de gagner, surtout en ce moment, avec la crise !». En fait vos éructations sont la preuve de votre impuissance : ne pouvant obtenir un mieux vivre en luttant, vous vous êtes réfugiés dans le rêve, l'illusion et le virtuel. Faute de pouvoir gagner vous-même quoi que ce soit, vous avez en quelque sorte donné mission à d'autres de gagner à votre place....
Victoire sportive en remplacement de victoires sociales ! Et ayant accompli leur mandat, il vous reste alors à les remercier en hurlant votre joie, vous qui ne savez plus crier vos colères !

Votre clef du bonheur c'est aujourd'hui « Assez de politique, on veut du sport ! ». Rassurez-vous car vous êtes écoutés et vous en aurez de plus en plus ; il y a un « pognon de dingue » pour créer des jeux du cirque et amuser la foule  ! Du tennis au vélo en passant par le football, c'est l'overdose. Overdose est bien le mot propre à désigner le cyclisme en particulier, un sport très populaire où les flics ouvrent la route aux toxicos qui pédalent ! Amusant, non ?
En revanche, pour cause de restrictions budgétaires, il y a et il y aura de moins en moins de moyens pour l'instruction, l'éducation et la culture, susceptibles il est vrai de faire réfléchir ce qui peut s'avérer dangereux pour la santé de nos gouvernants.
Et on est tellement mieux quand on ne se pose pas de questions ! Contentez-vous donc d'applaudir au coup de sifflet ou au panneau « Applause » quand il est levé.

Ah, comme vous les aimez ces stars, ces rois du vélo, du ballon ou encore du show biz ! Et plus les médias vous en fabrique, plus vous en voulez et plus vous êtes heureux. Heureux jusqu'à les identifier comme faisant partie du peuple, comme vous alors qu'ils gagnent en un jour, peut-être une heure ce que vous n'aurez jamais gagné en un an ! Pire, vous prenez ces stars pour des proches, pour vos amis, comme tous ceux qui ont pleuré la mort de Johnny, vous savez, l'ami des riches et de Sarkozy ! Vos dieux ne sont même pas venus vous saluer du haut de leur balcon de l'hôtel Crillon !

Le vrai rendez-vous avec l'histoire c'est cette terrible acceptation de n'avoir plus que le sport pour rêver, même si celui-ci est gangréné par le fric, la drogue, et les scandales politico-mafieux ! Au diable cette réalité, rêvons !
Nous voilà entrés et pour longtemps, semble t-il grâce à vous et votre complaisance, dans l'ère de « Union sacrée », de la « cohésion nationale » permanentes comme « l'état d'urgence », période où le peuple accepte de se soumettre à tous les abus de pouvoir pourvu qu'on lui donne des dieux du stade à vénérer.
Entendez les puissants qui rient en vous voyant : « Ah, tous ces cons de pauvres qui payent très cher pour voir des riches s'amuser à la baballe » ! Mais il est vrai que vous avez intégrés les insultes de vos dirigeants vous désignant comme des « Sans dents », des « Gens de rien », des « A passer au karcher », des « Preneurs d'otage » quand vous osez réclamer votre part des richesses que vous produisez...Mais vous réclamez de moins en moins n'est-ce pas !

Jadis des femmes et des hommes ont rêvé et se sont battus pour parvenir à leurs rêves faits d'humanité ; cette époque semble bien révolue...
Le drapeau rouge fait place au drapeau national capable de créer à la fois les vocations de militaires et de supporters !
« Celui qui se bat peut perdre, celui qui ne se bat pas a déjà perdu...sauf au sport »

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Allez, je vous laisse, il y a l'arrivée d'étape du Tour de France...

lundi 16 juillet 2018

La Coupe du monde, ce moyen rêvé pour nous faire oublier que les politiques menées détruisent notre vivre-ensemble

Le gouvernement, le pouvoir et les possédants en général ont intérêt à fabriquer et à récupérer un tel événement. C'est déjà le cas de Macron.

Charles Platiau / Reuters
La Coupe du monde, ce moyen rêvé pour nous faire oublier que les politiques détruisent notre vivre-ensemble.
> L'équipe de France masculine de football est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde. Difficile de ne pas le savoir tant l'événement prend une place considérable à la télévision, dans les médias, comme dans les bars, comme un peu partout. Certains parlent même de rendez-vous avec l'Histoire.
> Le fait est que pour une bonne partie de la population, c'est la fête. Pas pour tout le monde certes, parce qu'il y a toujours des originaux, mais quand même cette "ferveur populaire" est importante et prend de l'ampleur au fil des jours.
Comme cela arrive souvent dans ces cas d'élan populaire, il ne fait pas bon d'aller à contre courant, ne serait-ce que prendre un peu ses distances avec le phénomène. Pourtant cela mérite discussion.
> La "France" est en finale, on nous dit que c'est énorme, que les "Français" sont tous derrière leur équipe, que la cohésion nationale est retrouvée, que voilà le bonheur d'être unis, ensemble, solidaires, le bonheur tout court. On nous dit que c'est la beauté du sport, que seul le sport peut procurer cette émotion auprès de tant de gens, que seul le foot a ce pouvoir d'unifier une population, tout un peuple.
> On nous en dit trop, on nous en met trop plein la tête pour que cela soit honnête. Bizarrement tout le monde semble d'accord, le gouvernement et ses oppositions, les politiciens de droite comme de gauche, les journalistes, les chroniqueurs, des stars, des artistes, plus de disputes, tous sont sur la même longueur d'onde, derrière le même drapeau, le "bleu-blanc-rouge", fiers et heureux d'appartenir à la même nation, alors ils sont heureux, ils en font des tonnes mais il ne faut pas lésiner.
 
> La machine est en marche, ce serait le moment de faire la fête, même le moment de manifester dans la rue, de manifester sa joie et non pas sa colère évidemment, c'est le moment d'occuper la plus grande avenue du monde, le moment du "tous ensemble" derrière le drapeau tricolore c'est bien et pas comme ces dernières mois derrière un drapeau rouge, avec des cheminots ou des hospitaliers.
Visiblement la marseillaise et le drapeau tricolore protègent, pas de risque d'intervention policière. C'est le moment de faire du bruit, c'est autorisé et même encouragé!
> Il y a bien une grosse entourloupe de la part de ceux qui ont le pouvoir ou de ceux qui tiennent les gros médias, ce qui peut revenir au même. Car cette "fête" n'est pas neutre, on nous dit que c'est inoffensif, que c'est du sport, que ce n'est pas politique. Mais en vrai c'est tout sauf neutre.
> Cette coupe du monde comme tous les grands événements sportifs ne sont pas que des machines à rapporter du pognon (pognon de dingue) à des profiteurs, ce sont aussi des moyens de propagande idéologique, qui distillent le chauvinisme et le nationalisme, qui veulent faire croire que riches et pauvres, patrons et ouvriers, banquiers et chômeurs, seraient unis par notre drapeau et auraient les mêmes intérêts.
> Les victoires de l'équipe de France peuvent être récupérées politiquement afin de cultiver les préjugés nationalistes, pacifiques aujourd'hui mais peut-être agressifs demain. Alors bien sûr qu'on peut comprendre et être sensibles à la joie des gens qui défilent dans la rue, on peut même applaudir aux matches et aux victoires de l'équipe de France comme des autres équipes d'ailleurs. Mais on peut légitimement prendre ses distances avec "l'unité de la nation", on peut dénoncer l'hypocrisie et les mensonges sur ce "tous ensemble", on peut aussi dénoncer ce sport business.
> Le gouvernement, le pouvoir et les possédants en général ont intérêt à fabriquer et à récupérer un tel événement. Ils l'utilisent, c'est déjà le cas de Macron, pour faire oublier que ce sont eux, que ce sont leurs choix qui détruisent le "vivre ensemble" en démantelant les services publics, qui divisent et fragilisent la population en l'appauvrissant et en la précarisant, qui font exploser les inégalités sociales et les injustices en s'attaquant à tous les acquis sociaux qui mènent des politiques xénophobes, ce sont eux qui répriment brutalement celles et ceux qui résistent.
Comment oublier les matraques, les gazages, les blessures, les gardes à vue, les condamnations? Comment oublier que les cheminots ou les manifestants ont été traités récemment de preneurs d'otages? Et maintenant il faudrait faire cause commune, faire comme si de rien n'était, parce que c'est le foot, parce que c'est la fête?
> Alors quitte à apparaître comme "rabat-joie", l'envie est bien là de dénoncer cette embrouille qu'est l'idéologie nationaliste car elle met des frontières entre les peuples, de dire que l'on veut faire la fête avec qui on veut, quand on veut, qu'il n'y a pas que le sport et le foot, qu'il peut y avoir de l'émotion, du spectacle, du bonheur aussi dans la culture, dans les arts de partout (pas que national), que le "tous ensemble" c'est le partage des richesses, la fin des inégalités, des discriminations, du racisme, de l'homophobie, du sexisme... que les seules frontières que nous reconnaissons c'est celles entre les oppresseurs et les opprimés, entre les classes sociales.

dimanche 15 juillet 2018

La préfète le dit ouvertement : « La situation de la Creuse m’a été signalée par l’administration centrale. Nous devons surveiller l’ultra-gauche. »

L’ultra-gauche ferait-elle plus peur que l’islamisme radical ? 
Ce n'est pas exclu. « La Creuse est très clairement concernée, je dirais même plus que les autres départements. » 
La préfète le dit ouvertement : 
« La situation de la Creuse m’a été signalée par l’administration centrale. Nous devons surveiller l’ultra-gauche. »

Après les heurts de Felletin, la préfète de la Creuse annonce qu'elle veut surveiller  l'« ultra-gauche»