vendredi 29 mai 2015

mobilisation du 10 juin 2015 contre l'arrêt des subventions du Ministère de la Culture aux conservatoires


 
MERCREDI  10 JUIN 2015
Journée de mobilisation intersyndicale de l'enseignement artistique  dans les conservatoires  CRD, CRR, CRC contre l'arrêt des subventions aux conservatoires non adossés aux pôles supérieurs (quasiment tous sauf une quinzaine!).
 
Chers enseignants, directeurs, usagers des conservatoires,
 
L'enseignement artistique se mobilise en intersyndicale, CGT-FO-CFDT-SPeDIC-UNSA  (lettre à la Ministre de la culture, journée de mobilisation ect..) pour dénoncer l'arrêt des subventions aux conservatoires, qui conduira inéluctablement à la non demande de classement des conservatoires, à l'arrêt des cycles spécialisés et cycles d'enseignement professionnel initial, à une réduction massive des emplois d'enseignants et à la transformation des missions initiales d'enseignement. Les collectivités déjà étranglées par les 11 milliards d'économie à réaliser sur 3 ans ne pourront pas compenser ces pertes plus longtemps…
Nous organisons une journée de mobilisation le MERCREDI 10 JUIN 2015 dans les conservatoires afin de dénoncer l'arrêt de ces subventions et sensibiliser les usagers des conservatoires à cette problématique.
Un préavis de grève national sera lancé par la Fédération CGT du spectacle et le SNAM-CGT.
Vous pouvez faire de 59mn  à une journée de grève ou simplement utiliser un signe unitaire de protestation durant cette journée.
Pour cela nous vous conseillons fortement d'utiliser un dress-code: TOUT EN NOIR afin d'afficher l'unité de l'action.
 et proposons un kit revendicatif avec brassard  à porter ou affichette à épingler sur le tee shirt.
 
Vous trouverez ce kit à télécharger en PDF ou JPEG:  http://snam-cgt.org/spip.php?article251
ou dans les pièces jointes.
 
SE MOBILISER  NOMBREUX À CETTE JOURNÉE  C'EST NÉCESSAIRE POUR MAINTENIR UN ENSEIGNEMENT ARTISTIQUE DE QUALITÉ ET PRÉSERVER NOS EMPLOIS! 
ALORS TOUS ENSEMBLE LE  MERCREDI 10 JUIN DANS NOS CONSERVATOIRES !

POUR LE SNAM-CGT,Corynne Aimé
Secrétaire branche nationale de l'enseignement

projection du film "les nouveaux chiens de garde"




mercredi 27 mai 2015

Festival Bobines rebelles


 Vassivière, le 14 mai 2015 Le festival Bobines Rebelles approche, avec une huitième édition entièrement consacrée au féminisme! Communiqué de presse Bobines Rebelles, festival du documentaire politique et social en Limousin, fêtera sa huitième édition, les 12, 13 et 14 juin 2015. Depuis sa création en 2008 sur le Plateau de Millevaches, ce festival propose une programmation de films aux points de vue affirmés, souvent jamais montrés par la télévision et les salles de cinéma, de ceux dont le rôle est de « nous dessiller les yeux », comme l'écrivait Jean Vigo. Des projections accompagnées de formes originales de débats, permettant de prolonger les questionnements soulevés par les films. Cette année, Bobines Rebelles s'engage pour la première fois dans une toute nouvelle édition thématique, entièrement consacrée au féminisme. Une édition de deux jours, avec moins de films, et plus de temps pour en discuter, qui dessinera une cartographie des féminismes, de la France au Kurdistan, des années 70 à nos jours. Les Drags Kings y côtoieront les ouvrières en lutte, les femmes musulmanes, les paysannes, les transsexuel.l.e.s, les mères et celles qui ne le sont pas, dans un questionnement permanent des frontières. Emporté dans cet élan, le festival Bobines Rebelles n'en demeure pas moins résolument attaché à ses deux grands principes d'indépendance et de liberté de prix. Depuis sa création, Bobines rebelles ne reçoit ni ne sollicite aucune subvention, car indépendance politique et autonomie de pensée sont aujourd’hui une exigence sociale, à la ville comme aux champs. Par ailleurs, l'accès aux salles est à prix libre, chacun pouvant donner en fonction de ses moyens. Le prix libre est une démarche politique, non marchande. Ce n’est pas pour autant la gratuité et afin de donner un élément d'évaluation, les coûts de revient d'une place de cinéma et d'un repas sont affichés. Le festival a essaimé depuis sa création, quatre autres festivals en France ont ainsi repris le nom Bobines Rebelles : à Saint Denis, à Rouen, à Saint-Gobain, et plus récemment à Liévin dans le bassin minier. En 2015, Bobines Rebelles propose deux temps-forts : l'un à Royère-de-Vassivière (Creuse), l'autre à Peyrat-le-Château (Haute-Vienne), qui, pour la première fois, accueille le festival : – Une soirée d'ouverture au bar l'Atelier, à Royère-de-Vassivère, le vendredi 12 juin, à 21h Au programme une sélection de courts métrages : Rebel Menopause d'Adèle Tulli, portrait de la militante Thérèse Clerc, fondatrice de la maison de Babayagas à Montreuil, qui mêle des questionnements sur la sexualité, la vieillesse, et la liberté des femmes. Avec Espace d'Eléonore Gilbert, film à la fois saisissant et drôle, on verra comment se jouent dès l'enfance les stratégies d'occupation du territoire, à l'échelle d'une cour de récréation. Enfin, avec le portrait d'une femme apprenant à faire du vélo, dans le film En Équilibre, d'Anna Rok, l'imbrication des rapports de genre et de classe sont portés au grand jour devant la caméra ! – Deux journées de programmation en continu au cinéma de Peyrat-le-Château, le samedi 13 et le dimanche 14 juin de 10h à minuit Une seule grande salle de cinéma, et deux salles consacrées aux discussions et débats accueilleront cette année un public oscillant chaque année entre 250 et 300 personnes. Comme avant-goût d'une programmation riche et dense pour cette 8ème édition : Les deux journées à Peyrat-le-Château s'ouvriront sur le très énergique et incisif Venus Boyz, de Gabriel Baur, qui suit le parcours de vie de plusieurs Drags Kings entre Londres et New York. Les Drags Kings, ces femmes qui s'habillent en hommes, posent face à la caméra, et non parfois sans humour, les questions de l'identité de genre, de sexe, du mouvement queer ! La journée du samedi 13 juin se poursuivra par l'intervention de Federico Rossin, programmateur détonnant, qui fera retour sur l'usage militant de la vidéo dans les milieux féministes des années 70. Conçue comme un véritable montage, sa programmation revisite de nombreux films abordant les thèmes de la domination masculine, de l'homosexualité, de la libération sexuelle ... Federico Rossin poursuivra cette passionnante intervention le dimanche 14 juin au matin. Parce que les rapports de genre se trouvent toujours à la fois imbriqués dans d'autres rapports de domination et que sexisme, racisme et rapports de classe sont historiquement liés, le festival abordera cette année la question très actuelle d'une laïcité "à la française". À travers le récit, en première personne, d'une parcours de vie, depuis l'Algérie des années de plomb à la France des années 2000, Samia Chala, dans Madame la France, ma mère et moi, pose les enjeux d'une réflexion indispensable sur l'histoire coloniale et le voile islamique. Parce que le combat contre la domination de genre se noue parfois à des luttes armées, Bobines Rebelles aura cette année le plaisir d'évoquer le combat des femmes kurdes en Syrie, à travers un film inédit de Rozh Ahmad, YPJ, Kurdish Female Fighters : a day in Syria. En filmant à l'arrière du front, les membres d'une section non-mixte de l'Unité de Protection des Femmes (YPJ), Rozh Ahmad nous rend peu à peu accessible l'engagement de ces combattantes, leur place dans la société kurde et le sens de leur lutte. Enfin, le festival s'achèvera sur Remparts d'argile, de Jean-Louis Bertuccelli, qui dresse un portrait de la révolte silencieuse d'une jeune femme, dans un village du sud tunisien, au cœur d'une situation postcoloniale. Des débats et des discussions : Nous pensons que la lutte féministe passe aussi par un changement de nos comportements au quotidien. Les débats et les prises de parole en public, loin d'être des activités anodines, sont traversés par des rapports de pouvoir. Parce que nous n'avons pas envie de reproduire la forme trop connue d'un grand débat dans la salle de cinéma après les films, nous expérimenterons ensemble des discussions en petits groupes, hors de la salle de cinéma. Plus de confiance et plus d'occasions pour approfondir la conversation, l'écoute, et la prise de parole. Des espaces non-mixtes seront proposés. Bien sûr, il y aura aussi de l'espace pour celles et ceux qui ne souhaitent pas discuter après le film! Pour les petits et leurs parents, un point enfants sera animé par le Café des enfants, association d'Eymoutiers. Une avant-première aura lieu en Limousin le jeudi 11 juin au Magasin général de Tarnac, Appelez-moi Madame, de Françoise Romand, narrant le récit de vie d'Ovida, ancien militant communiste et déporté, marié et père de famille, devenu femme à l'âge de cinquante-cinq ans. Un stage d'auto-défense féminine sera organisé par l'association Pivoine, les mercredi 10 et jeudi 11 juin à la salle des fêtes de La Villedieu (23) dans le bâtiment de la mairie. Ce stage se déroulera en non-mixité et partira d'une réflexion sur l'éducation féminine et les représentations sociales du statut et de la place des femmes, notamment autour de la violence. L'enjeu de ce stage est de prévenir des situations de violences verbales, physiques et sexuelles, de renforcer l'autonomie féminine. Contact : Association Pivoine / 05 55 54 93 49 / contact.pivoine@ilico.org Bobines Rebelles est organisé avec le soutien des associations Creuse-Citron, les Dérushé.e.s, Émile a une vache, la Loutre, le Bande Originale, Pivoine, le Planning Familial de Peyrelevade, le Ciné-club de Tarnac, le Café des enfants. 

mardi 26 mai 2015

programme du dernier rendez-vous des Glières


Quatrièmes Rencontres des Media libres et du journalisme de résistance




S'informer. Comprendre. Se défendre.

Réunion Publique
vendredi 29 mai
salle des fêtes de Tarnac, 20h30

Le 5 mai dernier la loi dite « sur le Renseignement » passait à une large majorité à l'Assemblée Nationale ignorant les alertes lancées par de nombreux collectifs de défense des libertés publiques qui y voient la mise en place d'une « surveillance de masse ». Profitant de l'état de choc suscité par les attentats de janvier, le gouvernement a imposé la procédure accélérée pour passer cette loi prévue de longue date. Ce n'est rien de moins qu'un chèque en blanc aux services de Renseignement (DGSI) pour entrer dans toutes les têtes au nom bien sûr de la « lutte contre le terrorisme » et bien au-delà la« préservation des  intérêts de l'Etat ».

Le 7 mai, soit deux jours plus tard, le parquet de Paris livrait à la presse son réquisitoire final dans l'affaire dite « de Tarnac », sept ans après l'ouverture d'une enquête préliminaire qui avait conduit à la mise en examen de 9 personnes et l'emprisonnement provisoire de 5 d'entre elles pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste » en novembre 2008. Les procureurs en charge de l'accusation s'y livrent à une savante définition du « projet terroriste », et du seuil au-delà duquel on y « bascule » (la participation supposée à des sabotages de caténaires)... Ils requièrent aujourd'hui le renvoi en correctionnelle anti-terroriste de trois personnes pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes terroristes ».

Tout est dit :
Surveillance généralisée de la population et
anti-terrorisme comme mode de gouvernementsont les deux mâchoires entre lesquelles ce gouvernement, à la suite des précédents, et de ses homologues européens, veut enserrer toute résistance, toute opposition réelle.

S'informer. Comprendre. Se défendre.

samedi 16 mai 2015

Pourquoi, comment et où le vrai Robert Ménard était connu depuis 2007

Venezuela. Le 28 mai 2007 à 10 heures. Robert Ménard, personnalité mondialement super-médiatisée donnait une conférence de presse antichaviste à l’hôtel Hilton de Caracas. Depuis l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir, le Venezuela ne comptait aucun journaliste tué, ou emprisonné, aucun journal censuré ou fermé (pas même RCTV !).
Ailleurs, en Amérique-latine, ils tombaient comme des mouches (moins qu’en Irak, tout de même). Mais Robert Ménard, financé par des officines écrans de la CIA, n’allait pas embêter ses sponsors avec ça.
La conférence se passa assez mal pour lui, d’après ce que m’en ont dit Christophe Ventura (de « Mémoire des luttes ») et notre collaborateur Romain Migus, car des journalistes eurent l’effronterie de lui demander où il était en 2002 quand les putschistes fermaient des médias, brisaient leur matériel, pourchassaient, frappaient et arrêtaient des journalistes vénézuéliens. La vérité est que RSF soutenait le putsch, comme on le verra ci-après sous la plume de notre ami Thierry Deronne, journaliste en poste à Caracas.
Venezuela. Le 28 mai 2007 à 10 heures. Au moment précis où Robert Ménard déblatérait au Hilton de Caracas, je me trouvais dans le bureau de Eleazar Diàz Rangel, directeur du quotidien vénézuélien : Ultimas Noticias (Dernières Nouvelles). C’est un quotidien qui compte par son prestige (on peut le comparer à ce que fut Le Monde de Beuve-Méry) et par son tirage (près de 300 000 exemplaires au Venezuela et des lecteurs dans pratiquement tous les pays latino-américains, le troisième tirage sur toute l’Amérique latine où l’on trouve des pays immenses et très peuplés comme le Brésil, l’Argentine, le Mexique). Même si Eleazar Diàz Rangel était un ami de Chàvez, ce journal s’attache à observer une neutralité politique concrétisée par la publication de points de vue et de tribunes d’auteurs de tous bords. Ses journalistes couvrent pratiquement tout l’éventail des opinions politiques en présence dans le pays. Dans ses pages, une sorte d’équilibre existe, que chaque camp conteste peu ou prou, mais qui tranche dans le paysage médiatique du Venezuela où la presse a souvent la forme d’un outil de propagande musclée.
Pour tout dire, Ultimas Noticias compte dans ses rangs un peu plus de journalistes hostiles à Chávez que de « chavistes » et le décompte des articles et tribunes politiques montrent que le pouvoir est légèrement désavantagé.
Pour les besoins d’écriture de mon livre sur RSF, j’enquêtais depuis deux ans sur cette ONG (sic) qui, avec un acharnement terrible, avait pris pour cible le Venezuela. J’avais arraché ce rendez-vous via une journaliste de Ultimas Noticias dont le mari fit ses études à Toulouse où je vis. Mon objectif était d’obtenir de ce journal qu’il ne se contente pas de rendre compte de la conférence de presse ménardienne, mais qu’il donne à lire un point de vue sur RSF. J’ai donc raconté au doctor Eleazar Diàz Rangel, ce que je savais de cette « ONG » française. Je me recommandai de sa journaliste avec qui j’avais dîné à Caracas quelques jours plus tôt et de Thierry Deronne. Il me laissa parler pendant une demi-heure, puis décrocha son téléphone pour faire venir dans son bureau un photographe et un journaliste.
Le lendemain, une page intérieure de Ultimas Noticias était divisée en trois partie : publicité et deux articles sur RSF. Le premier, orné d’une photo de l’escritor francès, annonçait en gros et gras caractères que RSF sert les intérêts des Etats-Unis d’Amérique et était souligné d’un sous-titre sur ses sources de financement (suivez mon regard). Le second, en dessous, deux fois plus court et coiffé d’un titre maigre, apprenait aux lecteurs que, selon Ménard, la « fermeture » (sic) de RCTV est une décision politique.
Depuis, Reporters sans frontières a résolument classé Últimas Noticias parmi les journaux chavistes. Ce qui peut tromper les citoyens français, mais pas nos frères latino-américains.
Maxime Vivas