jeudi 7 février 2019

Et le 8ème jour, dieu créa le RIC....



A l'heure où beaucoup de GJ n'ont plus que le mot RIC en bouche, il est urgent 
de se poser quelques questions...

 Le RIC, kézako ? 

- Le RIC est impossible, inconciliable avec la Vème République née du coup d'Etat gauliste de 1958...
On sait ce qui en a été du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel, du déni de démocratie qui
a suivi. Comment peut-on croire, faire croire que des institutions créées pour donner les pleins pouvoirs
au président de la République puissent accepter une part de pouvoir donnée au peuple ? Qui plus est
quand cette Vème république est aux ordres de Bruxelles, soumise au diktat des USA !

- Le RIC est impensable dans une société capitaliste où quelques milliardaires du CAC 40 s'accaparent
les richesses. Comment peut-on imaginer que le patronat accepterait une hausse significative
du SMIC parce que demandée par un RIC ? Comment croire que l'Etat au service du capitalisme accepterait
un RIC demandant le maintien et développement des services publics quand celui-ci, aux ordres de
Bruxelles, les privatise depuis 30 ans ?
Il serait logique de penser d'abord à abolir le capitalisme ! Et d'abolir l'Etat au service de
la caste des possédants...

- Le RIC est Incompréhensible, il entretient une très grave confusion : ce n'est pas le statut de citoyen
qui fait bouffer chacun d'entre nous mais bien sa situation de travailleur. C'est celle-ci qui détermine les
conditions matérielles d'existence et cela pose la question de l'existence des classes opposées, de
l'antagonisme de classe, et donc de la lutte des classes. Depuis quand un RIC local permet-il l'augmentation
de salaires dans la boîte locale ? 

On sait bien depuis la fin de 18ème siècle, avec a naissance et évolution du mouvement ouvrier
qu'il n'y a jamais eu d'avancée sociale et économique sans rapports de force entre opprimés
et exploiteurs, sans lutte des classes ! Le RIC est la négation de cette réalité !

Ce n'est pas un RIC, référendum qui ont donné aux travailleurs le droit à la retraite, à la sécu, aux congès
payés mais des décennies de luttes !
En définitive, ceux qui ne cessent de réclamer le RIC, font de la "Politique hors sol", hors réalité...
Reste à connaître pour quels intérêts non avoués !

Le RIC, c'est le Canada dry de la politique. Il a l'odeur et le goût de la démocratie mais n'est qu'un erzat...

Pas étonnant alors que parmi les plus farouches tenants du RIC on trouve des hommes farouchement
anti-syndicalistes, anti politique au sens de anti-idéologique : ces hommes clament la fin des idéologies 
au nom du pouvoir qui serait rendu au citoyen, hors de toutes réalités économiques et sociales!

C'est exactement le rêve des synarchistes des années 1920 qui, niant la lutte des classes, prônaient la
défense du "bien commun" si cher à la doctrine sociale de l'Eglise : "Patron/ouvrier même combat !"!
Et pour ce faire, il suffisait de nommer des experts à la place des élus du peuple. Quel enfumage !
Pas étonnant que Macron reprenne l'idée du référendum ?
Il faut donc savoir qu'aujourd'hui comme hier, ce rêve là est celui de l'extrême droite idéologique, celui
des militants du Conseil National de Transition......Allez voir leur site, c'est hallucinant !

Le drame est que par manque de culture et de conscience politique, beaucoup de gilets jaunes tombent
dans un piège magistral.
Il est temps de démasquer les imposteurs...
 S'il fallait aussi une autre réflexion menant au doute sur l'intégrité de certains "leaders GJ"...
- comment se fait-il qu'ils ne parlent plus que du RIC quand mi-novembre des centaines de milliers de gens se sont levés pour défendre leur pouvoir d'achat, exiger des services publics en particulier dans le milieu rural ?
- Est-ce un hasard si plusieurs des hommes qui apparaissent comme les porte parole du RIC émarge à ce fameux Conseil National de Transition où l'on trouve la fine fleur de l'extrême droire française, où il n'est question que de ce fameux RIC !

Si chacun a le droit d'avoir son opinion, il a aussi le devoir de s'informer et surtout réfléchir...

La lutte des classes existent encore malgré eux ! Et contre eux !

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