lundi 29 octobre 2012

Soutien à la ZAD à Vannes

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La ZAD débarque sur la place publique à Vannes !
 
Pour les opposant-e-s morbihannais-es à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (44), le RDV était organisé à 9h30, à Vannes, devant le parking Vinci de la place de la République, près de la poste. Nous avons pu constater qu'un premier affichage anti-aéroport et de soutien aux expulsé-e-s avait eu lieu la veille.
Par l'action d'une quarantaine de personnes, vers 10h, le parking de Vinci (groupe privé chargé de construire puis gérer l'aéroport) est soudainement devenu gratuit, à l'une des entrées : la barrière est étonnament restée bloquée en l'air et les machines de paiement ne fonctionnaient bizarrement plus (comme si quelqu'un y avait glissé quelque chose empêchant qu'on y indroduise une carte bancaire ou même de la monnaie...). L'aubaine était belle pour les automobilistes... y compris pour certain-e-s favorables à cet aéroport ! Une banderole fut déployée, des centaines de tracts distribués, des pétitions signées : à Vannes, il y a tout de même une majorité de personnes qui refusent ce foutu aéroport qui artificialiserait près de 2000 ha de bocages et zones humides ! Au bout d'un certain temps, c'est tout le parking qui fut rendu totalement gratuit. Pas de flics en unifomes en vue, juste les RG... Les journalistes présents ont signalé que les consignes de leur direction étaient de traiter a minima ce sujet. Pas croyable, on ne s'en était pas rendu compte...
 
Les Indigné-e-s ont mené de leur côté leur déambulation en zombies contre la finance et contre le plan d'austérité. Ils nous ont rejoint-e-s en criant "Vinci dégage : résistance et sabotage" ou "P comme pourris et S comme salauds, à bas le Parti Socialo" et d'autres slogans du même tonneau, agréables à nos oreilles. Dans certaines banques de la place vannetaise où ils ont pénétré, ils et elles ont réalisé une chorégraphie dénonçant l'emprise des banques, tout en distribuant force tracts...

L’extrême droite menace les migrants de Pacé : ils ont besoin de notre soutien !




Une bâtisse destinée à être réhabilitée, et qui appartient à la société HLM « Les Foyers ». La société Les Foyers s’est trouvée confrontée à un problème financier : qui va payer les factures d’eau et d’électricité sur cette période d’occupation ? La préfecture fait la sourde oreille, et la société Les Foyers refuse de couper l’eau et l’électricité, par souci humanitaire.
Mais le problème le plus grave est que le tribunal, saisi par le propriétaire, a autorisé l’occupation du bâtiment jusqu’au 15 novembre : l’échéance approche, et pour le moment c’est l’inconnue la plus totale sur l’avenir.
Autre menace : les ineffables excités du groupe idenditaire « jeune bretagne » (jeunesse toute relative lorsqu’on voit les photos de son « université (?…) d’été » ) appellent à manifester à Pacé le 7 novembre, avec en filigrane l’intention à peine voilée d’en découdre (le titre de leur tract : « Expulsion »). Ils adressent déjà des menaces très claires à des militants de Droit au logement (DAL).
C’est dans ce contexte tendu que le « Réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat », (qui réunit les organisations suivantes : AC35 ! – Collectif antifasciste – Conseil des migrants – EELV – GA – FASE 35 – FSU 35 – GU – MRAP – NPA – PCF – PG – PS – Solidaires – UDB) appelle à manifester notre solidarité avec les migrants. Deux événements sont prévus : un rassemblement à Pacé le mercredi 7 novembre à partir de 17h, et une « Marche des migrants », place de la gare à Rennes, le samedi 10 novembre à 15h.
Ce-dessous, le tract du collectif, téléchargeable ici..
Pour en savoir plus sur les identitaires, lire l’excellent dossier réalisé par le Télégramme et publié le 22 octobre 2012.

vendredi 26 octobre 2012

Contre la multiplication des interdictions de tracter et pétitionner sur les marchés

Pétition lancée par Yannis Youlountas, écrivain Franco-grec, journaliste à Siné-mensuel


Depuis le début de l’année 2012, de plus en plus de maires, pour la plupart UMP, se permettent d’interdire totalement les tracts et pétitions sur les marchés.
Au lieu de stopper net cet abus de pouvoir, le Conseil d’État a rendu le 17 avril une ordonnance surprenante (req. n°358495) considérant que cela « ne porte pas gravement atteinte aux libertés d’expression et de communication ». 
Pourtant, ce serait réduire les marchés à la seule consommation. Alors qu’ils sont également depuis l’agora antique, des lieux de débat public, d’échange d’informations et d’expression des contre-pouvoirs qu’ils soient politiques, syndicaux, associatifs...
Suite à cette ordonnance, les modifications de règlement des marchés et les arrêtés municipaux ne cessent de se multiplier et menacent de s’étendre grâce à la jurisprudence.
C’est pourquoi, par-delà nos différences, nous demandons instamment au Conseil d’État de réviser sa décision contraire à la libre circulation des opinions et des informations et, par conséquent à l’idée même de démocratie, quelle qu’en soit notre conception.
Faute de quoi, cette menace sur l’agora sera portée devant le Conseil Constitutionnel et, si nécessaire, la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Nous appelons dans toutes les communes les populations à être vigilantes et à ne pas accepter cette confiscation du pouvoir de s’exprimer librement et de s’informer mutuellement.

Les anti-IVG débarquent en force à Biarritz

Le Casino Bellevue de Biarritz s’apprête à accueillir le gratin mondial des défenseurs de la vie. En d’autres termes : quelques-uns des adversaires de l’IVG, du mariage homosexuel et du port du préservatif “les plus éminents” de la planète (voir ci-contre). Ce sera sur deux jours, vendredi 30 novembre et samedi 1er décembre, lors du “Colloque international pour la vie” organisé par le diocèse de Bayonne de Mgr Aillet.

Sur le site de la manifestation (www.pourlaviebiarritz2012.com), les dossiers sensibles ne figurent pas explicitement. La formulation est plus générale : “L’ambition est de permettre une réflexion apaisée et courageuse sur les questions fondamentales qui touchent à l’avenir de l’Homme dans nos sociétés”, est-il mentionné.




Sur le site de la manifestation (www.pourlaviebiarritz2012.com), les dossiers sensibles ne figurent pas explicitement. La formulation est plus générale : “L’ambition est de permettre une réflexion apaisée et courageuse sur les questions fondamentales qui touchent à l’avenir de l’Homme dans nos sociétés”, est-il mentionné.

Les débats seront répartis en quatre thèmes : l’opinion publique et sa sensibilisation ; les politiques et leur interpellation ; les programmes de santé publique et la question de la promotion de la vie ; l’éducation des jeunes à l’amour et à la vie.

“Les plus ultras de l’Eglise”

Si la présentation se veut “soft”, le Planning familial côte basque, qui a eu vent du débarquement traditionnaliste, n’est pas dupe : “Ce sont les plus ultras de l’Eglise, ça fait peur. Il y aura des gens de l’Opus Déi et tous les pro-vie américains les plus réactionnaires”, s’inquiète la militante Michèle Berthier.

L’association met en garde contre la “remobilisation” de ces pro-vie, “menace” pour nombre d’“acquis” tels que l’IVG, le mariage de même sexe ou la contraception.

Illustration aux Etats-Unis : “Dans le Mississipi, il n’y a plus qu’une clinique qui pratique l’IVG. Les pro-vie font des haies de haine pour culpabiliser les patientes. Ils veulent une loi pour dire que la vie commence dès la fécondation de la cellule”. L’Espagne serait également fragilisée, avec un possible “détricotage de la loi de 2010” sur l’IVG, qui interdirait sa pratique en cas de malformation du fœtus.

Localement, les agissements de Mgr Aillet sont pointés du doigt : “Le Pass contraception vient d’être expérimenté en Aquitaine. Monseigneur Aillet n’a rien trouvé de mieux que de l’interdire dans les écoles privées, en prétextant que c’est une mesure démagogique et totalitaire. On assiste à une remontée de l’extrême droite”. Sollicité, Mgr Aillet n’a pas souhaité nous répondre.

Le Planning, lui, fourbit sa riposte du 30 novembre. Il se réunit mercredi avec le Collectif féministe contre les violences sexistes, le Collectif des femmes en Pays Basque et LGBT (Lesbiennes, gays, bi et trans) : “Nous aussi, on est pour la vie, mais pour le libre choix des hommes et des femmes”, tonne Michèle Berthier.



Une flopée d’intervenants issus du courant Pro-life
Vingt-trois intervenants sont annoncés lors de ce colloque, venus des Etats-Unis (6), d’Espagne (5), de l’Etat français (8), du Saint-Siège (2), du Canada (1) et de Russie (1). Selon le Planning familial, un grand nombre de ces invités serait issu de la mouvance “Pro life” ou “Pro Vie”, ensemble d’organisations antis l’IVG défendant le droit à la vie à tout prix, quitte à prier devant les centres d’avortement ou à brandir des fœtus ensanglantés lors de manifestations. “Ce sont les plus réactionnaires qui soient”, alerte Michèle Berthier.
Les six intervenants américains sont effectivement identifiés comme appartenant à ce courant (Forty Days For Life, Pro life and adoption, Live Action), de même que plusieurs des orateurs français (Alliance Vita, En Marche pour la vie…). D’après le Planning, certains invités espagnols feraient par ailleurs partie de l’Opus Dei.

Notre-Dame-des-Landes, Zone à défendre : Communiqué


Communique de la FA



L'information circulait depuis quelques jours : le gouvernement socialo-écologiste mobilisait des troupes de gardes mobiles et de CRS (plusieurs centaines), des tractopelles pour déloger les occupants et occupantes installé-e-s, un peu partout, sur la zone d'aménagement différé, faite de bocages, de terres agricoles, destinée à construire le futur aéroport international de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique.

Si, pour le moment, ne sont visés que les occupants considérés comme illégaux par les tribunaux, les procédures sont en cours pour expulser les propriétaires, les locataires et paysans concernés de la zone.

Cet endroit avait été rebaptisé Zone à défendre (ZAD) par les résistants et résistantes opposé-e-s à l'aménagement capitaliste du territoire, à un projet ruineux qui ne répond pas aux besoins de la population, mais à des ambitions politico-financières, et qui saccagerait l’environnement. Il y a 40 ans que ce projet existe et que les premières expropriations ont débuté.

Cette zone à défendre appartient, légalement, à la multinationale Vinci, chargée de construire et gérer ensuite cet aéroport, dans le cadre d'un partenariat public-privé, très avantageux pour le groupe financier. En effet, les collectivités locales s'engagent à compenser les éventuelles pertes qui pourraient survenir... durant 55 ans !

Mais cette ZAD est aussi devenue, depuis plus de 3 ans, le lieu d'expériences alternatives et autogérées très intéressantes pour plus d'une centaine de personnes y résidant et pour les milliers qui y sont passées, appréciant la créativité : terres maraîchères défrichées collectivement, construction de cabanes, de fours à pains, cuisines collectives, rencontres, échanges de savoir (de la sérigraphie à la découverte des plantes sauvages comestibles), concerts à prix libre, une radio locale (Radio Klaxon), une revue (Lèse béton)…

Ce projet d’aéroport est porté, en particulier, par l'actuel Premier ministre Jean-Marc Ayrault (ex maire de Nantes et ex député, conseiller municipal de Nantes et conseiller communautaire de Nantes métropole), depuis le 21 juin 2012, qui en fait une affaire personnelle, sans doute afin de laisser son nom glorieux dans l'Histoire des "grands chantiers". Nul-le ne peut donc être surpris-e du déploiement massif de forces de l'ordre pour satisfaire les intérêts d'un potentat local, des partis politiques alliés officiellement dans cette affaire (PS et UMP) et de ceux qui le sont, de fait, comme EELV, en tant que co-gestionnaires au Gouvernement et au Parlement. Les soit-disant écologistes de EELV, une fois de plus, retournent leur veste – malgré leurs rodomontades pré-électorales contre l'aéroport – pour le confort de quelques ministères.

Ainsi, mardi 16 octobre, les forces de l'État ont commencé, tôt le matin, à déloger des habitant-e-s de la ZAD, détruisant des habitations, en murant d’autres. Bien prétentieux et décalé de la réalité, le préfet annonçait, dès 10 h 30, que la mission était accomplie. Or, si certains lieux d'habitation ont été démolis, fermés, la résistance continue de plus belle et reçoit de plus en plus de soutiens !

La Fédération anarchiste se déclare entièrement solidaire de la lutte des résistant-e-s à l'aéroport et à son monde glacé du Capital et de l'État ; en un mot : du Pouvoir. La Fédération anarchiste apportera toute l'aide qu'elle peut, à la mesure de ses moyens, pour que ceux et celles qui y habitent puissent continuer à faire vivre cette Zone à défendre.

Fédération anarchiste, secrétariat aux relations extérieures.


Au coeur du Morvan, un institut forme une poignée d'imams "made in France"


SAINT-LEGER-DE-FOUGERET (France / Nièvre), 19 oct 2012 (AFP) - Perdu dans les sapins et les fougères du Morvan, l'institut européen des sciences humaines (IESH) de Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre) forme chaque année une poignée d'imams "made in France", initiative rare qui peine à répondre à la demande.


Dès l'aube, quelque deux cents élèves se pressent pour rentrer en classe. Le visage studieux, ces étudiants originaires en grande majorité des quatre coins de France, apprennent à psalmodier le Coran, étudient la théologie ou tout simplement l'arabe littéraire.

Seule une dizaine chaque année pourra guider la prière et prononcer le prêche du vendredi après un cursus de 7 ans. Une professionnalisation souhaitée depuis 2003 par les pouvoirs publics et encouragée récemment par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, bien que cette fonction, mal ou pas rémunérée, ne soit toujours pas reconnue officiellement.

Inaugurée en 1992 à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans), cette ancienne colonie de vacances convertie en institut d'enseignement ambitionne de "former des imams pourvus d'une solide connaissance de l'islam et des réalités socio-culturelles européennes".

Il s'agit alors de trouver une alternative au recrutement à l'étranger d'imams, qui ne parlaient que l'arabe et connaissaient peu ou pas les moeurs françaises. "La formation d'imams issus de la société française est indispensable; aujourd'hui 70% des fidèles ne parlent pas arabe", estime le directeur de l'IESH, Zuhair Mahmood, rappelant "le manque cruel d'imams".



"être imam, ça ne s'invente pas"

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"Depuis tout petit, je rêve de devenir imam", raconte Ouahib, 18 ans, titulaire d'un bac pro, "mais sept ans c'est long et on n'a pas de bourse".

Financé au départ par les pays du Golfe, le centre dépend beaucoup des frais de scolarité, s'élevant 3.400 euros l'année (nourriture et logement compris).

Abstraction faite du cadre bucolique, l'ambiance des couloirs des préfabriqués fatigués ressemble à celle de la fac. A la pause, les hommes, souvent barbus, et les femmes, toutes voilées, qui peuvent suivre les cours sans prétendre à l'imamat, patientent pour un café, après avoir suivi une vingtaine d'heures de cours par semaine.

Après deux ans de cours par correspondance, Saïd, un Niçois de 33 ans né au Maroc, a quitté sa famille pour "approfondir sa connaissance de l'islam" et "s'il y arrive, devenir imam". "C'est ma vocation. J'aimerais transmettre mon savoir aux autres et surtout lutter contre les extrémismes", dit-il.

Dans sa classe, ils sont une dizaine à écouter les interprétations de la 12e sourate, dans le cadre de leur troisième année de théologie, qui comprend également une introduction aux lois françaises. Ensuite, chacun à leur tour, ils récitent un passage du Coran.

"Être imam, ça ne s'invente pas. C'est une vraie responsabilité. Nous devons être des garde-fous", affirme Saïd, déplorant toutefois que "les imams modérés soient boudés par les personnes en pleine crise identitaire".

Son professeur de théologie Larbi Belbachir abonde: "Le radicalisme est toujours dû à l'ignorance. On ne peut transmettre un message sans connaître le français. L'islam peut s'adapter et n'interdit pas de respecter les lois".

Traditionnellement, ce sont les fidèles qui choisissent leur imam, bénévole ou rémunéré grâce aux dons. Ceux qui officient dans des grandes mosquées peuvent gagner 1.500 euros. Tous sont déclarés comme éducateur ou enseignant mais jamais comme imam.

"Lorsque ce métier sera reconnu et rémunéré comme tel, explique Saïd, cela fera peut-être naître plus de vocations..."

pta/soh/ng/efr

AFP 190840 OCT 12

Paris va contribuer à la rénovation de l'église de la Nativité à Bethléem




RAMALLAH (Territoires palestiniens), 17 oct 2012 (AFP) - La France va contribuer à hauteur de 200.000 euros au financement de la restauration du toît de la basilique de la Nativité à Bethléem, en Cisjordanie, a-t-on indiqué mercredi de sources officielles française et palestinienne.

Une convention d'aide budgétaire a été signée à Ramallah par le conseiller du président de l'Autorité palestinienne pour les affaires chrétiennes, Ziad al-Bandak, et le consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, a constaté l'AFP.

"Cette contribution (...) traduit le souhait de la France de soutenir l'Autorité palestinienne dans la préservation du patrimoine historique palestinien et mondial qui lui incombe", a souligné de son côté un communiqué du consulat général de France.

"Elle reflète également la responsabilité particulière héritée de l'Histoire par la République Française vis-à-vis des églises et des communautés chrétiennes de Terre Sainte", ajoute le texte.

"Elle témoigne enfin d'un engagement fort de la France en faveur de l'église de la Nativité, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO lors de la session de juin dernier de l'organisation à Saint-Pétersbourg", précise-t-il.

Le site de Bethléem a été inscrit en urgence le 29 juin dernier au Patrimoine mondial malgré la vive opposition d'Israël et des Etats-Unis après que l'UNESCO a accueilli la Palestine en son sein le 31 octobre 2011.

"Nous remercions le peuple et le gouvernement français pour leur soutien constant à la cause palestinienne, en particulier le droit de notre peuple à l'autodétermination et leur rôle dans l'adhésion de la Palestine à l'UNESCO et l'inscription de Bethléem au Patrimoine mondial", a déclaré de son côté M. al-Bandak.

Le représentant palestinien a appelé "le reste des pays européens et du monde à adopter la même position que la France en termes de soutien politique ou de contribution financière à la protection de notre patrimoine et de notre culture".

Le 2 septembre 2010, l'Autorité palestinienne et les représentants des Eglises grecque-orthodoxe, arménienne apostolique (orthodoxe) et latine (catholique) avaient signé un accord historique pour la rénovation du toit de la basilique de la Nativité, où est né le Christ selon la tradition.

Le toit, pourrissant, n'a pas été entretenu depuis 200 ans, selon la Custodie, gardienne des lieux saints au nom de l'Eglise catholique conformément à une tradition qui remonte à l'époque croisée en 1219.

Selon un rapport de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), le toit, dont la structure date du 15e siècle, laisse passer l'eau et des parties en bois, ainsi que des restes de mosaïques et de peintures sont menacés par l'humidité.

L'Autorité palestinienne a elle-même créé un fonds d'un million de dollars pour la restauration de cette toiture.

Datant de l'empereur romain Constantin, au 4e siècle, et restaurée par Justinien au 6e siècle, la basilique de la Nativité est l'une des plus anciennes et sacrées églises de la chrétienté. Elle est en mauvais état et est considérée comme un site en danger.

La basilique est administrée, dans une cohabitation parfois difficile, par les Grecs orthodoxes, les Arméniens orthodoxes et l'Ordre des Franciscains aun nom des catholiques romains.

Haut lieu de pèlerinage, Bethléem est le premier site touristique des Territoires palestiniens (deux millions de visiteurs en 2011).

agr/jeb

AFP 172220 OCT 12